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SUMMARY:Albert King - Festival International de Jazz de Montréal
DESCRIPTION:ALBERT KING\n(Première partie: John Hammond)\n\nL’année dernière ce fût Willie Dixon, cette fois-ci ce sera Albert King. Entre ces deux spectacles montréalais, un décès, celui de Muddy Waters. Ces trois musiciens, auteurs et compositeurs, symbolisent toute l’histoire du Blues de ces quinze dernières années et son impact sur le Blues-boom de 1966 à 1970. Si Mayall, les Stones, Fleetwood Mac et compagnie interprétaient à leurs façons les composi­tions de Willie Dixon et Muddy Waters, Peter Green, Eric Clapton, Mick Taylor, Elvin Bishop et bien d’autres guitaristes écoutaient atten­tivement le style d’Albert King sur cet instrument. Ce dernier est originaire du Mississipi (comme la majo­rité des artistes de blues) où il naquit en 1924. Contraire­ment aux autres musiciens, il resta dans le Sud de nom­breuses années avant de se rendre à Chicago. En fait, c’est à St-Louis qu’il fit ses débuts professionnels; il y resta six ans avant d’enregis­trer à Memphis, pour la compagnie Stax, le disque qui le rendra célèbre: Born under a Bad Sign. Depuis, sa popularité n’a cessé de pro­gresser, surtout au cours des dernières années. Avec deux albums, récemment parus sur étiquette Tomato, Albert King prouve, comme si cela était nécessaire, qu’il est parmi les grands dù Blues d’hier et d’aujourd’hui.Si le guitariste-harmoniciste et chanteur de blues John Hammond avait simplement pensé devenir une super-star, cela aurait pu être grandement facilité par son père qui est le plus célèbre producteur de jazz et de blues. John Hammond père découvrit, en trois périodes différentes, Bessie Smith, Billie Holiday et Bob Dylan... John Hommond fils décide pourtant de faire carrière en-dehors du giron paternel.Après avoir assidûment fré­quenté les musiciens de Chicago durant les années soixante, John Hammond participe au blues-boom de 1967 à 1969. De cette époque reste quelques albums sur étiquette Vanguard, très différents de ce qui se faisait chez Canned Heat, Fleet­wood Mac, Paul Butterfield et compagnie. John Hammond se démarque de ses illustres confrères par une production où la simplicité est la seule valeur.Lorsque le cinéaste Arthur Penn lui confie en 1970 l’entière responsabilité de la bande musicale du film Little Big Man, John Hammond en profite pour opérer un chan­gement radical dans sa carrière. Il va au bout du dépouillement et propose au réalisateur une bande où il est seul avec sa guitare, son harmonica et sa voix.Ce changement entraînera une série de disques et de spectacles fort appréciés par le public et les grands chanteurs de blues, comme Luther Allison: Vous savez pourquoi John Hammond est unique? Parce qu’il y croit. Il peut aller chercher tel ou tel disque pour rechercher tel ou tel genre de musique pour apprendre à jouer. Il a pensé au feeling il y a bien long­temps.John Hammond, un artiste attachant qui, à contre cou­rant des autres, interprète les vieux blues d’Elmore James et Sonny Boy Williamson, en plus de ses propres compo­sitions.\n\nhttp://www.montrealjazzfest.com/programmation/concert.aspx?id=6563\n
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