Et maintenant, quelque chose de merveilleusement indéfinissable. En 1962, le sextuor de Paul Winter devient le premier groupe de jazz à jouer à la Maison Blanche à l'invitation de Kennedy, et enregistre Jazz Meets the Bossa Nova au Brésil. Six disques pour Columbia plus tard, le Consort naît en 1967. En 1971, les astronautes d'Apollo 15 nomment deux cratères nouvellement découverts d'après des morceaux du disque Road qu'ils emportent avec eux dans l'espace. L'année suivante, George Martin, le producteur des Beatles, exprime son admiration pour le Consort en qualifiant Icarus de "meilleur disque de toute ma carrière" Depuis, le Consort, appuyé par sa propre étiquette "Living Music", ne cesse de créer des oeuvres surprenantes qui transcendent les cultures et les genres et surtout les barrières entre les êtres humains et la nature toute entière. Winter est-il vraiment le "grand-père de la musique New Age"? Alors que son disque Canyon se classait quatrième parmi les meilleurs albums de jazz en 1986, Winter répondait que sa musique n'était pas celle de la complaisance, mais bien celle de la conscience. Point de musique d'ambiance au St-Denis, mais une célébration musicale de tout ce qui vit par des musiciens qui sont bien de ce monde.
Paul Winter (saxophone)
Paul Halley (piano)
Eugene Friesen (violoncelle)
Gien Velez (percussion)
Ted Moore (percussion)