David Grisman a réussi un tour de force: il a "libéré" la mandoline. Considéré jusque là comme un élément mineur, cet instrument à cordes était identifié et réduit à un seul mode d'expression: le folklore. David Grisman a, depuis une douzaine d'années, exploré en public toutes les possibilités, riches en sonorités, de la mandoline.
Ce musicien naquit à Hackensack au New-Jersey. C'est à l'âge de seize ans qu'il opta pour la mandoline. L'éclectisme de David Grisman, en matière de goûts musicaux, est très révélateur de son évolution. Dans la boîte à souvenirs, Eric Dolphy fréquente aussi bien Edgar Varese que Doc Watson, Duke Ellington ou Buddy Holly. Jazz, classique, swing, tzigane occuperont donc une place de choix, le 8 juillet prochain.
Après d'éphémères collaborations (généralement le temps de participer à un disque) avec James Taylor, Linda Ronstadt et d'autres, David Grisman présenta son premier orchestre en 1976. L'année suivante, il enregistre pour une petite compagnie (Kaléidoscope) son premier album, dont le succès lui fit obtenir la responsabilité de la bande musicale du film "King of the gypsies". Pour les besoins de cette réalisation il s'associa à Stéphane Grappelli avec qui il devait faire une série de spectacles et d'enregistrements.
Le disque "Hot Dawd", édité par A &M en 1979, fit l'unanimité des critiques et consacra David Grisman comme un des meilleurs représentants actuels et futurs du bluegrass.
Habillés comme Elliott Ness et les incorruptibles, les membres du "big band" Widespread Jazz Orchestra interprètent d'après leurs arrangements les "hits" de Basie, Ellington, Hines et Calloway. Le Widespread recrée avec succès et enthousiasme l'ambiance des salles de danse des années trente et quarante. Plusieurs tournées à travers l'Amérique du Nord et quatre disques ont confirmé le "Widespread" comme un des meilleurs groupes de swing.