Si ce guitariste-harmoniciste et chanteur de blues avait simplement pensé devenir une super-star, cela aurait pu être grandement facilité par son père qui est le plus célèbre producteur de jazz et de blues. John Hammond père découvrit, en trois périodes différentes, Bessie Smith, Billie Holiday et Bob Dylan... John Hommond fils décide pourtant de faire carrière en-dehors du giron paternel.
Après avoir assidûment fréquenté les musiciens de Chicago durant les années soixante, John Hammond participe au "blues-boom" de 1967 à 1969. De cette époque reste quelques albums sur étiquette Vanguard, très différents de ce qui se faisait chez Canned Heat, Fleetwood Mac, Paul Butterfield et compagnie. John Hammond se démarque de ses illustres confrères par une production où la simplicité est la seule valeur.
Lorsque le cinéaste Arthur Penn lui confie en 1970 l'entière responsabilité de la bande musicale du film "Little Big Man", John Hammond en profite pour opérer un changement radical dans sa carrière. Il va au bout du dépouillement et propose au réalisateur une bande où il est seul avec sa guitare, son harmonica et sa voix.
Ce changement entraînera une série de disques et de spectacles fort appréciés par le public et les grands chanteurs de blues, comme Luther Allison: "Vous savez pourquoi John Hammond est unique? Parce qu'il y croit. Il peut aller chercher tel ou tel disque pour rechercher tel ou tel genre de musique pour apprendre à jouer. Il a pensé au feeling il y a bien longtemps".
John Hammond, un artiste attachant qui, à contre courant des autres, interprète les vieux blues d'Elmore James et Sonny Boy Williamson, en plus de ses propres compositions.
Ta Legal
Au Brésil, il n'y a pas de fête populaire sans bateria. Formé de huit musiciens, sous la direction artistique de Michel Dupire, cet orchestre a pour principal objectif de populariser la samba et la batucada. Des costumes aux couleurs vives ajoutent du piquant à l'ensemble. Ta Legal signifie "ça marche"...