Galerie Lounge TD Exposition Leonard Cohen

Leonard Cohen Pour la première fois à Montréal, la Galerie Lounge TD a le grand privilège de présenter les oeuvres visuelles de Leonard Cohen. Poète, romancier et auteur-compositeur-interprète, ce prodige montréalais séduit depuis quatre décennies le public du monde entier grâce à ses mots, ses mélodies intemporelles et sa voix enveloppante.

Leonard Cohen qui, selon sa propre expression, « décore ses carnets de notes », dessine assidûment depuis le début de sa carrière. Ses dessins, qu'il n'avait jamais prévu montrer, sont exécutés et annotés de façon spontanée, sans retenue et avec humour. Récemment, Leonard Cohen a accepté de les exposer au grand public qui, ainsi, peut découvrir une autre facette de son intarissable créativité.

Natif de Montréal (1934), Leonard Cohen fait paraître son premier recueil de poésie à 17 ans, mais c'est en 1961, avec The Spice Box of Earth, qu'il obtient une reconnaissance internationale en tant que poète.

Après avoir vécu quelques années à Londres puis sur l'île d'Hydra, en Grèce, et avoir continué à publier poèmes et romans, il s'installe en 1966 aux États-Unis. En 1967, il sort son premier album, Songs of Leonard Cohen, avec la mémorable chanson Suzanne. C'est le début d'une extraordinaire carrière d'auteur-compositeur-interprète au cours de laquelle il vend des millions de disques.

En 1994, il se retire dans un monastère bouddhiste près de Los Angeles où il est ordonné moine bouddhiste zen sous le nom de Jikan. Leonard Cohen quitte le monastère en 1999 et prend résidence à Los Angeles où il vit encore. En mars 2008, il est intronisé au Temple de la renommée du Rock and Roll. Et, à 74 ans, il remonte sur scène et entame une tournée mondiale. Leonard Cohen, qui a été honoré par de nombreux prix et distinctions, recevra en 2010, en même temps que Michael Jackson, un prix Grammy soulignant l'ensemble de sa carrière.

S'IL N'Y AVAIT AUCUNE PEINTURE

S'il n'y avait aucune peinture au monde,
Les miennes seraient très importantes.
De même pour les chansons.
Puisque cela n'est pas le cas,
Hâtons-nous de nous mettre en lice
Avec ceux des derniers rangs.
Parfois j'ai vu une femme dans un magazine
Nerveuse sous la lumière éblouissante technicolor.
J'essayais de la transposer
Dans de plus heureuses circonstances.
Parfois un homme.
Parfois un modèle a posé pour moi.
Permettez-moi de leur dire à nouveau :
Merci d'être entrés dans ma pièce.
J'aimais aussi les objets sur la table
Comme les bougeoirs et les cendriers
Et la table elle-même.
Avec un miroir sur mon bureau
Au petit matin
J'ai recopié
Des centaines d'autoportraits
Qui m'évoquaient une chose ou une autre.
Un bon titre pour cette exposition serait peut-être
Décorations acceptables.

- Leonard Cohen