Les prix du Festival 2012
Le Festival International de Jazz de Montréal honore
Liza Minnelli, James Taylor, Ron Carter, Peter Appleyard,
Emir Kusturica et Michael Cuscuna
Prix Ella-Fitzgerald 2012 : Liza Minnelli
Liza Minnelli est
la 14e lauréate du Prix Ella-Fitzgerald. À l’occasion de son 20e anniversaire,
en 1999, le Festival a eu l’idée de créer ce prix pour récompenser une chanteuse
ou un chanteur de jazz au talent remarquable qui a eu un impact et une influence
majeurs sur la scène internationale. Rien de moins qu’une légende, véritable « superstar »
planétaire, Liza Minnelli a aussi bien marqué la musique que la télé, le cinéma
ou Broadway. Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans Cabaret de
Bob Fosse, inoubliable dans New York, New York de Martin Scorsese, celle
qui a fait ses premiers pas dans le monde du spectacle alors qu’elle était encore
au berceau est aujourd’hui une des rares artistes à avoir reçu, parmi son avalanche
de prix, les récompenses les plus éminentes de toutes les formes de spectacle, avec
quatre Tony Awards, un Oscar, un Grammy spécial « Legends », deux Golden
Globe et un Emmy. Réputée pour ses concerts inoubliables, Liza Minnelli nous fait
le plaisir inestimable, après New York, New York, de venir enfin à Montréal !
Liza Minnelli succède à Sade (2011), The Manhattan Transfer (2010), John Pizzarelli
(2009), Aretha Franklin (2008), Harry Connick, Jr. (2007), Etta James (2006), Al
Jarreau (2005) Tony Bennett (2004), Bobby McFerrin (2003), Dianne Reeves (2002),
Diana Krall (2001), Dee Dee Bridgewater (2000) et Diane Schuur (1999).
Tous les lauréats
du prix Ella-Fitzgerald
Prix Montreal Jazz Festival Spirit 2012 : James Taylor
James Taylor
est le 7e artiste à recevoir le Montreal Jazz Festival Spirit Award. Avec ce
prix créé à l’occasion de sa 27e édition, en 2006, le Festival désire souligner
la qualité et l’innovation de l’œuvre ainsi que l’influence déterminante d’un auteur-compositeur-interprète
sur l’ensemble de la musique populaire internationale. Ses mélodies douces et sincères,
ses paroles aux résonances si justes, sa voix unique et ses interprétations à la
guitare subtiles et délicates ont fait de lui un des auteurs-compositeurs-interprètes
les plus estimés et appréciés. Parmi tant de morceaux qu’il a inscrits dans le répertoire
des chefs-d’œuvre impérissables, on citera How Sweet It Is (To Be Loved by
You), Carolina In My Mind, Fire and Rain et, bien sûr,
sa reprise de Carole King, You’ve Got A Friend. Après plus de 40 ans
d’une carrière qui compte 50 millions d’albums vendus et 5 Grammy, l’heure
est à la consécration de cette icône folk intronisée au Rock and Roll Hall of Fame
et au Songwriters Hall of Fame, qui a exprimé avec autant de finesse la voix d’une
génération. Le concert qu’il présente à la Salle Wilfrid‑Pelletier est donc l’occasion
pour les festivaliers de retrouver les classiques du chanteur au timbre si particulier
– entouré comme toujours de la crème des musiciens – et de découvrir
ce qu’un artiste de cette trempe peut faire avec les reprises d’immortels comme
Chuck Berry, Big Mama Thornton ou Junior Walker.
À titre de récipiendaire du Montreal Jazz Festival Spirit Award, James Taylor succède
à Robert Plant (2011), Smokey Robinson (2010), Stevie Wonder (2009), Leonard Cohen
(2008), Bob Dylan (2007), et Paul Simon (2006). Prix Miles-Dav
Tous les lauréats du Prix
Spirit
Prix Miles-Davis 2012 : Ron Carter
Ron Carter est le
19e récipiendaire du Prix Miles‑Davis, prix qui a vu le jour en 1994, lors
du 15e anniversaire du Festival, dans le but de rendre hommage à un artiste
de jazz de renommée internationale, à son œuvre ainsi qu’à sa contribution au renouvellement
du genre. Si la contrebasse est la pierre angulaire du rythme jazz, Ron Carter en
est le joyau. Reconnu pour la solidité, la grâce et la finesse de son jeu, ce maître
incontesté a laissé sa marque sur quelque 2000 disques. Compositeur réputé, soliste
inspiré et accompagnateur recherché, Ron Carter a collaboré entre autres avec Miles
Davis, Herbie Hancock, Tony Williams, Lena Horne, Bill Evans ou encore James Brown.
À compter des années 1970, il s’est imposé comme leader-soliste de ses propres formations
et a su repousser avec panache les frontières du jazz. Également grand pédagogue
et professeur émérite à la faculté de musique du City College de New York, il est
un maître dans tous les sens du terme. À l’occasion de son concert au Festival –
le premier depuis 1994 ! – Ron Carter pilotera un trio complété par le
guitariste Russell Malone et le pianiste Donald Vega.
Ron Carter succède à Stanley Clarke (2011), Sonny Rollins (2010), Ornette Coleman
(2009), McCoy Tyner (2008), Mike Stern (2007), Brad Mehldau (2006), Dave Holland
(2005), Keith Jarrett (2004), Joe Zawinul (2003), Chick Corea (2002), Michael Brecker
(2001), Charlie Haden (2000), Cassandra Wilson (1999), John Scofield (1998), Herbie
Hancock (1997), Wayne Shorter (1996), Pat Metheny (1995) et John McLaughlin (1994).
Tous les lauréats du
prix Miles-Davis
Prix Antonio-Carlos-Jobim 2012 : Emir Kusturica
Emir Kusturica est
le 9e récipiendaire du Prix Antonio Carlos‑Jobim. Créé à l’occasion du 25e anniversaire
du Festival en 2004, ce prix récompense un artiste qui s’est particulièrement démarqué
dans le domaine de la musique du monde, un genre musical dont les métissages culturels
ont indéniablement influencé l’histoire du jazz. Consacré pour ses talents de cinéaste
par deux Palmes d’or – Underground et Papa est en voyage d’affaires
– Emir Kusturica n’en est pas moins un nom incontournable de la scène musicale.
De ses films baignés dans une trame sonore omniprésente à ses prestations sur scène
accompagné du formidable No Smoking Orchestra, c’est au croisement des influences
romanichelles, d’un héritage est-européen, d’explorations électro et d’un rock punk
explosif qu’il a construit le paysage musical unique qui lui est désormais associé.
À la guitare ou au banjo, il a accompagné le No Smoking Orchestra en tournée autour
du monde et a pondu avec eux une dizaine d’albums, qui sont autant de bijoux gipsy-électro-rock.
Deux ans après leur électrisante prestation extérieure sur la place des Festivals,
ces musiciens reviennent cette fois au Métropolis – leur unique escale nord-américaine
cet été – nous faire trinquer et danser.
À titre de récipiendaire du Prix Antonio-Carlos-Jobim, Emir Kusturica succède à
Youssou N’Dour (2011), Richard Bona (2010), Toots & The Maytals (2009), Gilberto
Gil (2008), Angélique Kidjo (2007), Salif Keita (2006), Khaled (2005) et Ibrahim
Ferrer (2004).
Tous les lauréats
du prix Antonio-Carlos-Jobim
Prix Oscar-Peterson 2012 : Peter Appleyard
Peter
Appleyard est le 24e artiste à recevoir le Prix Oscar-Peterson.
Ce prix, créé en 1989 pour les 10 ans du Festival, est attribué à un grand
musicien de chez nous pour reconnaître sa contribution au jazz canadien et la qualité
de son art. Fort d’une carrière qui s’étend sur plus de 6 décennies, Peter
Appleyard s’est fait un nom dans le panthéon des légendes vivantes du jazz. Aujourd’hui
considéré comme un des plus grands vibraphonistes de la planète, cet Officier de
l’Ordre du Canada a commencé sa carrière comme batteur dans son Angleterre natale
avant de s’installer à Toronto en 1951 et de faire le pas décisif vers le vibraphone.
Peter Appleyard a collaboré avec une légion de musiciens, de Calvin Jackson à Oscar
Peterson ou Mel Tormé en passant par Bucky Pizzarelli, Diana Krall, Ella Fitzgerald,
Duke Ellington et Benny Goodman. À titre de leader, on lui doit également une foule
d’albums de swing, de jazz et de variété, ainsi qu’une présence soutenue.et appréciée
à la télévision et à la radio. Aujourd’hui âgé de plus de 80 ans, Peter Appleyard
continue de collaborer à de nouveaux projets, comme Sophisticated Ladies,
à paraître en juin, qui met en vedette les plus grandes voix féminines du jazz au
Canada. À l’occasion de son 2e passage au Festival, Peter Appleyard retrouvera
un autre géant, le pianiste Oliver Jones, avec qui il a déjà partagé la scène du
Festival en 1999.
En remportant le Prix Oscar-Peterson, Peter Appleyard succède à Jean-Pierre Zanella
(2011), Don Thompson (2010), Susie Arioli (2009), Dave Young (2008) François Bourassa
(2007), Yannick Rieu (2006), Bernard Primeau (2005), Diana Krall (2004), Kenny Wheeler
(2003), Lorraine Desmarais (2002), Moe Kofman (2001), Charles Biddle (2000), Maynard
Ferguson (1999), Guy Nadon (1998), Rob McConnell (1997), Nelson Symonds (1996),
Michel Donato (1995), Paul Bley (1994), Fraser MacPherson (1993), Vic Vogel (1992),
UZEB (1991), Oliver Jones (1990) et, bien sûr, à Oscar Peterson (1989).
Tous les lauréats
du prix Oscar-Peterson
Prix Bruce Lundvall 2012 : Michael Cuscuna
Michael Cuscuna est le 4e récipiendaire du Prix Bruce-Lundvall,
créé à l’occasion du 30e anniversaire du Festival et décerné chaque année à
une personne non musicienne qui a marqué le monde du jazz ou contribué à son développement,
que ce soit par son action dans l’industrie du spectacle, du disque ou dans les
médias. Dans sa longue carrière, Michael Cuscuna a porté plusieurs chapeaux –
musicien, animateur radio, journaliste, producteur – mais c’est comme archiviste
qu’il a apporté sa contribution la plus majeure à l’histoire et à la mémoire du
jazz. Ami de longue date de Bruce Lundvall, il a puisé dans les plus illustres trésors
– Blue Note, Columbia, Atlantic et Impulse! – pour faire sortir de l’ombre
des centaines d’heures d’enregistrement inédites. À la tête de sa propre étiquette,
Mosaic, il poursuit depuis près de 30 ans sa mission passionnelle : rendre
le meilleur du jazz accessible à tous, en rééditant sous forme de coffrets les perles
oubliées du jazz, les chefs-d’œuvre méconnus ou mal préservés. L’œuvre
de Michael Cuscuna s’adresse aux amoureux de musique et aux générations à venir,
assurant la pérennité du jazz sous toutes ses formes.
À titre de récipiendaire du Prix Bruce‑Lundvall, Michael Cuscuna succède à George
Wein (2011), Herman Leonard (2010) et à celui qui a donné son nom au prix, Bruce
Lundvall (2009).
Tous les lauréats
du Prix Bruce Lundvall
Grand Prix de Jazz TD 2012 : Robi Botos
Le pianiste Robi Botos
est le lauréat du 31e Grand Prix de Jazz TD. Créé en 1982, le Concours de Jazz (rebaptisé
Grand Prix de Jazz TD en 2010) vise à honorer chaque année la formation canadienne
de jazz qui s’est le mieux illustrée parmi celles inscrites au concours et présentées
dans le cadre de la programmation extérieure. Cette tradition du Festival suscite
chaque été le plus grand intérêt du public comme des observateurs de la scène musicale
nationale et internationale, donnant à la formation ou à l’artiste primé l’occasion
de lancer sa carrière.
Né en Hongrie d’une famille d’ascendance tsigane, Robi Botos a frayé son chemin
musical entre les influences blues, jazz et l’héritage romanichel de ses ancêtres.
Protégé d’Oscar Peterson, dont il a déjà assuré la première partie et auquel il
a dédié son morceau Emmanuel, Robi Botos a confirmé sa place parmi les grandes figures
de la relève jazz avec son nouvel album Place to Place, qui révèle un jeu de maître
tout en nuance et en finesse.
Lauréat du Grand Prix de Jazz TD 2012, Robi Botos succède à Alexandre Côté (2011),
Parc X Trio (2010) et Amanda Tosoff (2009).
Tous les lauréats du
Grand Prix de Jazz TD
Prix Étoiles Galaxie 2012 : Backbone, de Don Scott (Peripheral Vision)
Galaxie, qui s’associe fièrement au Grand Prix de Jazz TD, a remis le Prix Étoiles Galaxie 2012 à Don Scott, de Peripheral Vision, pour la pièce Backbone, retenue par le jury comme la meilleure pièce musicale parmi celles des groupes en lice. Accompagné d’une bourse de 5 000 $, ce prix permet également au lauréat de faire entendre ses œuvres sur une ou plusieurs chaînes jazz offertes par le réseau Galaxie. En encourageant ces étoiles de la scène émergente d’ici, Galaxie atteint l’un de ses objectifs lui tenant le plus à cœur.
Lauréat du Prix Étoiles Galaxie 2012, Don Scott succède à John Roney (2011), Darren Sigesmund (2010) et Vincent Gagnon (2009).
Tous les lauréats du Prix Étoiles Galaxie