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L'électro-jazz

L'électro-jazz

Trouvant sa genèse dans les croisements musicaux pratiqués durant les années 1970, l'électro-jazz voit ses artisans recourir à des instruments et de sonorités électroniques. Depuis la fin des années 1990, le genre se prête notamment à de fécondes rencontres entre le jazzman qui se passionne pour les notes électroniques et le DJ qui découvre la liberté infinie du jazz.

L'électro-jazz

L'électro-jazz est le descendant direct des expériences de fusion des années 1970, marquées par l'introduction d'instruments et de sonorités électroniques dans l'univers du jazz. Le claviériste Herbie Hancock, un des rares jazzmen à utiliser le synthétiseur et le scratch, compte parmi les précurseurs de ce genre musical.

Herbie Hancock Mêlant touches électroniques et rythmes hip-hop, l'album Future Shock de Hancock, paru en 1983, représente bien le vent de changement qui teinte l'époque. À partir de la fin des années 1980, beaucoup de musiciens hip-hop flirtent d'ailleurs avec la planète jazz.

À Londres, dans les années 1980 et 1990, le terme « acid jazz » sert à désigner une musique qui combine le jazz à des éléments issus du hip-hop, de la soul ou du funk. Les formations anglaises marquantes associées à cette tendance se nomment Incognito, The Brand New Heavies, James Taylor Quartet et Jamiroquai.

La folie électronique

C'est dans les années 1990 que l'expression électro-jazz (aussi connue sous le vocable de nu-jazz) voit le jour. En prise directe avec l'acid jazz, elle désigne une musique mariant des harmonies ou des instrumentations jazz et funk aux rythmiques intenses et hypnotiques de l'électronique.

Au milieu des années 1990 et au début des années 2000, des groupes de la scène électro tels que Jazzanova (un collectif allemand de DJ basé à Berlin) et St. Germain explorent le jazz et tentent – nouvelles technologies aidant – de lui donner un son plus moderne.

Carl Craig Mené par le français Ludovic Navarre, la formation St. Germain écoule 1,5 million d'exemplaires du disque Tourist (2000). Son premier opus, Boulevard, avait auparavant été élu meilleur album de l'année 1995 par la presse anglaise. À la même époque, le musicien américain Carl Craig, figure de proue de la techno de Detroit, et le bassiste et batteur anglais Squarepusher arpentent également les méandres de l'électro-jazz.

Erik Truffaz Le trompettiste français Erik Truffaz, toujours en quête d'expérimentation, est certainement l'un des représentants les plus influents de la scène électro-jazz internationale. Son style, souvent comparé à celui de Miles Davis, fusionne le son aérien et feutré de la trompette avec les beats urbains, techno, hip-hop et drum'n'bass.

Du côté de la Norvège, le trompettiste Nils Petter Molvær explore sensiblement les mêmes avenues. Depuis la sortie de son album Khmer en 1997, le musicien est considéré comme l'un des fers de lance du nu-jazz.

Réceptifs au virage électronique, ces musiciens électrifient leur arsenal et adoptent un processus de composition et d'enregistrement redevable à la technique du bouclage et du « copier-coller » par ordinateur. Le jazz et l'électronique convolent ainsi en justes noces pour accoucher d'une mixture à la fois fluide et triturée.

Somme toute, l'électro-jazz semble être le point de rencontre entre deux types de musiciens : le jazzman qui se passionne pour les notes électroniques et le DJ qui découvre la liberté infinie du jazz.

Un Festival électrisant

Artiste libre, prolifique et audacieux, le trompettiste Erik Truffaz a rendu visite au Festival à plusieurs reprises depuis son premier concert extérieur, en 2000. En peu de temps, Truffaz a acquis le statut d'enfant chéri du public. Ce dernier a accueilli favorablement chacun des albums du Français et plébiscité ses multiples collaborations Erik Hove amalgamant rap, reggae, rock, drum'n'bass, jazz, influences maghrébines, etc. En 2009, le musicien a offert aux festivaliers trois concerts thématiques inspirés du triptyque Rendez-vous, composé des disques Bénarès, Mexico et Paris.

Le Festival a eu la chance d'accueillir Nils Petter Molvær à cinq reprises. Depuis 1998, le trompettiste et amateur d'improvisation livre au public le meilleur de l'électro-jazz, entouré de ses bidouilleurs sonores qui sont passés maîtres dans l'art du traitement du son.

Daniel Thouin Originaire de Vancouver, le saxophoniste Erik Hove s'est produit trois fois au Festival. Lors de son dernier passage, en 2009, il a littéralement séduit la foule, lui proposant une musique actuelle et groovy, faisant la part belle au saxophone et aux platines.

L'électro-jazz à la québécoise, c'est Daniel Thouin qui nous l'offre. Amoureux de jazz, de nouvelles technologies et d'électronique, le pianiste est un habitué du Festival. Qu'il vole en solitaire ou qu'il évolue au sein du combo Jedi Electro, avec J-F Lemieux et Jean-Phi Goncalvez, Thouin multiplie les expériences dans ce laboratoire vivant qu'est la salle de concert.

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