Les grandes éditions anniversaires du Festival
2009 : Une trentième édition haute en couleur !
En 2009, pour ses 30 ans, le Festival International de Jazz de Montréal inaugure
sa nouvelle Maison, rue Sainte-Catherine, et la Place des Festivals, située
en plein cœur du Quartier des spectacles. Pour son baptême sous les
étoiles, cette vaste étendue publique accueille un monstre sacré
de la musique américaine, Stevie Wonder.
Jouer dehors
Histoire de fêter en grand et de profiter au maximum de la nouvelle Place
des Festivals, on offre au public une quantité record de spectacles extérieurs.
L'auteur-compositeur et interprète afro-américain
Stevie Wonder ouvre la marche. Le talentueux musicien attire
une foule estimée à 150 000 personnes, enfilant ses nombreux
succès et rendant au passage un hommage à son ami Michael Jackson,
disparu quelques jours plus tôt.
Un autre moment béni des dieux : la sublime performance de
Patrick Watson. Notamment accompagné d'un quatuor à
cordes et de quelques cuivres décuplant la beauté de ses mélodies,
le jeune musicien montréalais livre un spectacle plein d'audace.
La Grande Soirée Rocksteady:
The Roots of Reggae réunit les
Ken Boothe, Stranger Cole,
Hopeton Lewis,
Leroy Sibbles,
The Tamlins, Marcia Griffiths,
et Judy Mowatt, autant
de légendes jamaïcaines qui nous font voyager dans le temps.
À cela s'ajoutent trois événements spéciaux : la
pianiste et chanteuse Florence K
fait danser la foule sur ses airs de salsa, de jazz et de bossa. L'électrisant
guitariste canadien Jesse Cook
propose son savoureux cocktail flamenco, jazz et rumba. Enfin, la jeune
diva montréalaise Nikki Yanofsky,
héritière d'Ella Fitzgerald, effectue son tour de chant
malgré une pluie battante.
Pour clôturer le Festival, on a droit à une
Fiesta cubana animée par les
Afro-Cuban All Stars et
Los Van Van, suivie du concert de
Ben Harper and Relentless7, qui attire des milliers
de mélomanes sur la Place des Festivals.
Les baptêmes de l'année 2009
L'ouverture de la Maison du Festival, qui a dorénavant pignon sur rue
à l'année, et de sa salle de spectacle, L'Astral, baptisée
le 30 juin par Oliver Jones
et Ranee Lee, sont
indissociables de l'édition 2009. Tout comme la création du Prix Bruce-Lundvall,
décerné à une personnalité non musicienne ayant marqué
le monde du jazz. La statuette revient à Monsieur Lundvall lui-même,
président de la mythique étiquette Blue Note.
La première venue de Joe Cocker
ne passe pas inaperçue. L'Anglais à la voix rauque interprète
notamment des pièces de son album Hymn for My Soul, paru en 2007.
Très attendus, le génial guitariste
Jeff Beck et l'auteur-compositeur
Jackson Browne, icône américaine des années
1970, s'initient eux aussi aux joies du Festival.
Je reviendrai à Montréal
Les 30 ans du Festival sont également marqués par le retour de deux
légendes du jazz, Ornette Coleman
et Chucho Valdés.
Le premier, saxophoniste et compositeur à l'origine du mouvement free
jazz, reçoit le Prix Miles-Davis 2009. Le deuxième, pianiste cubain
virtuose, illumine la scène du Théâtre Maisonneuve. Autre grande
visite : l'immense pianiste
Dave Brubeck qui, à 89 ans, marque le 50e anniversaire de
son célèbre opus Time Out. Les trois spectacles du saxophoniste
Joshua Redman, habitué
du Festival, sont aussi fort remarqués.
Enfin, le concert de clôture en salle donne lieu à une transposition
sur scène de l'album Montréal
Variations, qui réunit plusieurs grands pianistes québécois.
Oliver Jones,
François Bourassa, Alain Lefèvre,
James Gelfand et Lorraine Desmarais
s'y distinguent.