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John Lee Hooker

John Lee Hooker

1917 - 2001

Origine : États-Unis

Genre : Blues

Originaire du Mississippi, berceau du blues du Delta, le célèbre guitariste et chanteur John Lee Hooker s'est fait connaître grâce à une signature vocale et un sens du rythme qui n'appartiennent qu'à lui. Au cours d'une longue carrière qui s'est étendue sur plus d'un demi-siècle, The Hook a enregistré plus de 100 albums.

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John Lee HockerOriginaire du Mississippi, berceau du blues du Delta, le célèbre guitariste et chanteur John Lee Hooker s'est fait connaître grâce à une signature vocale et un sens du rythme qui n'appartiennent qu'à lui. Au cours d'une longue carrière qui s'est étendue sur plus d'un demi-siècle, The Hook a enregistré plus de 100 albums.

John Lee Hooker voit le jour le 22 août 1917 à Clarksdale, au Mississippi. Il est le benjamin d'une famille de 11 enfants qui gagne son pain en ramassant le coton. À l'adolescence, Hooker chante des hymnes religieux avant de découvrir le blues par l'entremise de son beau-père musicien, Will Moore, qui fréquente les illustres bluesmen Charley Patton et Blind Lemon Jefferson.

Le jeune musicien part bientôt pour Memphis, où il reste brièvement avant s'installer plus longuement à Cincinnati. Prochaine destination : Detroit, la ville de l'automobile. Le jour, Hooker bosse dans une usine de montage de véhicules. Le soir, il joue son free blues rustique dans des fêtes privées ou des boîtes locales.

Boogie woogieJohn Lee Hocker

Nous sommes en 1948 lorsque le guitariste fait la rencontre de Bernard Besman, producteur et distributeur. Celui-ci l'aide à enregistrer son premier 45-tours, Sally Mae, qui sera distribué par Modern Records. La face B dudit disque, Boogie Chillen, fait forte impression : Hooker y pose sa voix rêche sur une guitare amplifiée au max tout en battant la mesure du pied. Un classique est né. Dans la foulée, Modern s'empresse de lancer d'autres singles, dont Hobo Blues, Hoogie Boogie et Crawling King Snake Blues, qui frappent tous dans le mille.

Au début des années 1950, le bluesman entre dans une période très féconde. Les modalités peu lucratives de son entente avec Modern le poussent à multiplier les enregistrements sous divers noms d'emprunt (Birmingham Sam & His Magic Guitar, Texas Slim, The Boogie Man...). En 1955, Hooker signe (de son propre nom) une entente avec Vee-Jay et entame une collaboration avec le guitariste Eddie Taylor. Beau succès pour les pièces Baby Lee et Dimples, tous deux sorties en 1956, puis pour I Love You Honey, qui paraît deux ans plus tard.

Bonifiée par une section de cuivres empruntée à la maison Motown, la pièce Boom Boom fait un tabac en 1962 (elle remontera de nouveau les marches du palmarès 24 mois plus tard grâce au combo anglais The Animals). La même année, Hooker se produit en Europe, d'où il repart en laissant derrière lui des légions de nouveaux supporteurs.

Le bluesman maintient le cap durant les années 1960, enregistrant plus vite que son ombre (rien qu'en 1965-1966, il grave du vinyle sur quatre étiquettes différentes). Lancés en 1970, les fruits de sa collaboration avec Canned Heat - intitulés Hooker ‘n Heat - couronnent une période d'intense créativité amorcée quelque 20 ans plus tôt.

Renaissance tardive

Les deux décennies suivantes seront moins heureuses pour Hooker. S'il donne plus que son lot de spectacles, le musicien enregistre très peu. Il se prête à une figuration anecdotique dans le film The Blues Brothers (1980), puis continue son petit bonhomme de chemin à l'écart des feux de la rampe.

Mais Hooker n'a pas dit son dernier mot. En 1989, il annonce son retour avec l'album The Healer, auquel participent Bonnie Raitt, Carlos Santana et Robert Cray. Succès inattendu et inespéré, qui permet au vénérable musicien de mettre la main sur son premier Grammy (dans la catégorie Best Traditional Blues Recording).

Plus populaire que jamais, Hooker multiplie les collaborations de haut niveau (avec les Van Morrison, B.B. King et autres Branford Marsalis) puis, en 1991, fait son entrée au Temple de la renommée du rock'n'roll.

L'année suivante, le Boogie Man livre son premier concert au Festival International de Jazz de Montréal, accompagné du pianiste américain Charles Brown. Il continue d'endisquer jusqu'au seuil de ses 80 ans : Chill Out paraît en 1995 et Don't Look Back, en 1997.

Trois ans plus tard, Hooker se voit remettre le Grammy Lifetime Achievement Award, pour l'ensemble de son œuvre. La même année, il est censé rendre sa seconde visite au Festival, pour prendre part au concert Les Géants du blues avec Koko Jones, Booker T. et K.J. Phelps.

Des ennuis de santé l'obligent à annuler son voyage à la dernière minute.Le légendaire bluesman s'éteint quelques mois plus tard à l'âge de 83 ans. Il laisse pour pleurer sa perte huit enfants, de nombreux petits-enfants et des milliers d'amateurs de blues.

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