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Chet Baker

Chet Baker

1929 - 1988

Origine : États-Unis

Instrument principal : Trompette

Genre : Jazz

Figure de proue de la mouvance cool jazz, le trompettiste et chanteur Chet Baker se fait connaître au début des années 1950. Son jeu délicat et sa voix enveloppante séduiront un vaste public aux quatre coins de la planète. Détenteur d'un talent exceptionnel, Baker est par ailleurs porteur d'une fibre autodestructrice qui donnera un tour chaotique à sa carrière. Il terminera sa vie de façon tragique, laissant néanmoins derrière lui un héritage musical appréciable.

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Figure de proue de la mouvance cool jazz, le trompettiste et chanteur Chet Baker se fait connaître au début des années 1950. Son jeu délicat et sa voix enveloppante séduiront un vaste public aux quatre coins de la planète. Détenteur d'un talent exceptionnel, Baker est par ailleurs porteur d'une fibre autodestructrice qui donnera un tour chaotique à sa carrière. Il terminera sa vie de façon tragique, laissant néanmoins derrière lui un héritage musical appréciable.

Parcours de jeunesse

Chesney Henry Baker Jr. naît à Yale, en Oklahoma. Enfant, il se fait offrir un trombone par son père, lui-même banjoïste, mais préfère la trompette, plus facile à manier. Le petit Chet chante également à l'église et participe à des concours d'amateurs. Adolescent, il se produit au sein d'orchestres de danse.

En 1946, Baker se joint au 298th Army Band et part à Berlin, où il découvre le jazz moderne. De retour aux États-Unis, en 1948, il s'installe à Los Angeles. Il étudie alors l'harmonie et la théorie musicales au El Camino College.

Toujours sur la côte Ouest, le musicien fraye avec la scène jazz de San Francisco, alors en pleine émergence. Suivent des engagements avec les grands saxophonistes Stan Getz, Charlie Parker et Gerry Mulligan. Ce dernier invite Baker à se greffer à son célèbre quartette en 1952. Une reprise inspirée de My Funny Valentine remporte beaucoup de succès - le solo de Baker n'y est pas pour rien.

Lorsque le quartette se dissout, en 1953, Baker trouve d'autres partenaires tout en travaillant sur son chant. En 1954, il lance son premier album solo vocal, Chet Baker Sings. Sa popularité déborde bientôt le seul cercle des amateurs de jazz. Son physique de jeune premier attire l'attention d'Hollywood.

En 1955, Baker fait ses débuts au cinéma dans Hell's Horizon. Il refuse cependant le contrat d'un grand studio pour jouir de la liberté qu'offre la vie de musicien - il entreprend justement une tournée européenne dans la foulée. À son retour, il multiplie les collaborations et les enregistrements. Du lot, on retiendra entre autres The Route (1957), conçu avec le secours du saxophoniste Art Pepper.

Aiguille sous roche

À cette époque, la vie privée de Baker commence à nuire sérieusement à sa carrière. Dans les années 1960, son accoutumance à l'héroïne vaut au musicien quelques séjours en prison. Après avoir servi une peine de plusieurs mois en Italie, le trompettiste rebondit avec Chet Is Back!, en 1962. Or, Baker fait bientôt face à nouvelles accusations liées à ses habitudes narcotiques. Expulsé définitivement d'Allemagne, il passe en Suisse, puis en France, avant de revenir aux États-Unis.

Le reste de la décennie n'est pas des plus glorieux. Baker cherche à se débarrasser de sa dépendance. Il glane les engagements à gauche et à droite. Après un concert à San Francisco, vers 1966, le musicien se fait sérieusement tabasser. Diagnostic: fracture de la mâchoire et plusieurs dents en moins. Notons que la véracité de cet incident est mise en question. Pour certains, c'est sa consummation de drogue qui aurait forcé Baker à se faire refaire la bouche. Quoi qu'il en soit, le musicien doit apprendre à jouer avec un ratelier.

Notre homme se remet en selle progressivement, puis, avec le soutien de Dizzy Gillespie, revient à la vie publique. En 1974, il partage notamment la scène du Carnegie Hall avec son vieux complice Gerry Mulligan. Un enregistrement live immortalise la soirée.

Chet BakerL'Europe, l'Amérique, le monde

À cette époque, Baker pose ses valises en Europe. En 1983, Elvis Costello l'invite à placer un solo de trompette sur la pièce Shipbuilding, qui se classe dans le top-40 au Royaume-Uni. En 1986, le trompettiste rend sa seule et unique visite au Festival International de Jazz de Montréal. Il partage l'affiche avec le pianiste Paul Bley, avec lequel il n'a pas collaboré depuis 30 ans. L'événement passe à l'histoire pour les mauvaises raisons : incapable de jouer, Baker est gentiment raccompagné au vestiaire par Bley, qui se produira en solo.

Quand il a la forme, Baker n'en continue pas moins de tourner et d'endisquer. En 1987, il enregistre notamment une solide captation directe lors d'une tournée au Japon. Confirmant le retour en grâce du trompettiste, le disque est salué par la critique. L'année suivante, le musicien voit malheureusement sa route se terminer abruptement : sous l'influence de la drogue, il trouve la mort par défenestration à Amsterdam.

Disparu mais certainement pas oublié, Chet Baker fascine encore aujourd'hui. Son legs musical, régulièrement remis en valeur, continue de faire de nouveau adeptes. Les fans apprécieront Let's Get Lost, le film documentaire qui lui a été consacré en 1988.

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