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Ahmad Jamal

1930 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Piano

Genre : Jazz

Grand maître du piano jazz, Ahmad Jamal, devient célèbre à la fin des années 1950 lorsque son trio remporte un grand succès avec l'album But Not for Me. Cet enregistrement capté devant public se fait entendre bien au-delà de la sphère du jazz. Le style innovateur du pianiste, qui donne aux silences un rôle prépondérant, marque, entre autres, le grand Miles Davis, l'un de ses plus illustres supporteurs. Bien que moins connu qu'un Bill Evans, par exemple, Jamal jouera un rôle important dans l'évolution du trio de jazz. Musicien infatigable, il continue de se produire sur scène et d'endisquer avec fougue et inspiration passé le cap vénérable des 80 ans.

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Grand maître du piano jazz, Ahmad Jamal, devient célèbre à la fin des années 1950 lorsque son trio remporte un grand succès avec l'album But Not for Me. Cet enregistrement capté devant public se fait entendre bien au-delà de la sphère du jazz. Le style innovateur du pianiste, qui donne aux silences un rôle prépondérant, marque, entre autres, le grand Miles Davis, l'un de ses plus illustres supporteurs. Bien que moins connu qu'un Bill Evans, par exemple, Jamal jouera un rôle important dans l'évolution du trio de jazz. Musicien infatigable, il continue de se produire sur scène et d'endisquer avec fougue et inspiration passé le cap vénérable des 80 ans.

Petits doigts sur grand clavierAhmad Jamal

Frederick Russell Jones naît à Pitsburgh le 2 juillet 1930. Le musicien adoptera le nom d'Ahmad Jamal au cours des années 1950 après s'être converti à la religion musulmane. Enfant doué, il touche au piano pour la première fois à l'âge de trois ans. Il entreprend des études musicales quatre ans plus tard et devient professionnel alors qu'il a peine commence son école secondaire. Son initiation au jazz passe par la découverte d'Erroll Garner, Art Tatum, Count Basie et Nat King Cole.

Une fois diplômé, le pianiste travaille comme accompagnateur, notamment pour l'orchestre de George Hudson, en 1949, avant de se greffer aux Four Strings de Joe Kennedy. L'année suivante, il assemble son premier trio, The Three Strings (qui deviendra l'Ahmad Jamal Trio), avec l'aide du bassiste Eddie Calhoun et du guitariste Ray Crawford.

Calhoun est brièvement remplacé par Richard Davis puis par Israel Crosby. C'est cette formation qui enregistre Chamber Music of the New Jazz sur étiquette Argo, en 1955. L'œuvre marquera un de ses plus célèbres contemporains, Miles Davis, qui, avec son arrangeur Gil Evans, crée une enveloppe sonore similaire pour Miles Ahead et Porgy and Bess.

Nouveau trio

En 1956, Jamal remplace Crawford par un batteur, Walter Perkins, qui cèdera bientôt ses baguettes à Vernell Fournier. Le trio piano-basse-batterie fait paraître Ahmad Jamal at the Pershing: But Not for Me en 1958. Énorme succès commercial : porté par la pièce à succès Poinciana, l'enregistrement se hisse jusqu'au troisième échelon du classement pop de Billboard et passe plus de deux ans dans les palmarès.

Dans la foulée, le pianiste s'offre une boîte de nuit, l'Alhambra, dans sa ville adoptive de Chicago. Il y enregistre deux disques, Alhambra et All of You, commercialisés en 1961.  Ces albums font suite à At the Penthouse (1959), fruit d'une collaboration avec une section de cordes composée de 15 musiciens.

Après le départ de Crosby et de Fournier, en 1962, Jamal rajuste le tir. Il embauche Jamil Nasser à la basse et Chuck Lampkin à la batterie - ce dernier passera la main à Frank Gant trois ans plus tard.

Après s'être trouvé une niche chez Impulse!, la formation endisque Tranquility (1968), sur lequel on retrouve deux titres de Burt Bacharach, The Look of Love et I Say a Little Prayer. Cette période s'avère fort féconde pour Jamal, qui enchaîne avec l'effort studio The Awakening (1970) avant de faire paraître Freeflight (1971), capté au Festival de jazz de Montreux. Le pianiste alterne alors entre son bon vieux Steinway et un Fender Rhodes électrique.

Jamal expérimentalAhmad Jamal

Ahmad Jamal '73 paraît chez 20th Century Records. Il s'agit d'un disque à caractère plus pop, qui comprend notamment une reprise de Superstition, de Stevie Wonder. Le parc à instruments du musicien inclut ici le piano électrique, des cuivres et des cordes. Constitué de six compositions originales, Jamal Plays Jamal (1974) marie habilement jazz et funk. Live at Oil Can Harry's (1976) donne un aperçu fidèle des performances scéniques offertes par le pianiste à l'époque.

Lancé chez Motown, Night Song (1980) donne le coup d'envoi à une nouvelle décennie. Flanqué de Sabu Adeyola à la basse et Payton Crossley à la batterie, Jamal tourne et endisque avec le vibraphoniste Gary Burton.

Paru chez Atlantic, le double Digital Works (1985) voit le pianiste revisiter ses classiques (Poinciana, But Not for Me...) en mode électrique. La même année, Live at The Montreal Jazz Festival immortalise la toute première participation de Jamal à l'événement - programmé en 1984, il avait malheureusement dû déclarer forfait. On le reverra en 1991.

L'opus Pittsburgh (1989) se conçoit tel un double hommage : à la mère musicien, récemment disparue, ainsi qu'à sa ville natale, source d'inspiration avouée.

Honneurs et renaissance

Toujours aussi présent et efficace sur scène, Jamal fait paraître plusieurs enregistrements concerts à cette époque, notamment Live in Paris '92. Cette période faste pour le piano jazz permet au musicien de renouer avec les feux de la rampe.

En 1994, il reçoit le prestigieux prix American Jazz Master, remis par la National Endowment for the Arts, une organisation gouvernementale qui soutient l'excellence et la créativité dans le milieu des arts.

Suivront bientôt quelques efforts salués par la critique. The Essence, Part 1 (1995) bénéficie de l'apport de George Coleman au saxophone. Né des mêmes séances d'enregistrement, Big Byrd: The Essence, Part 2 paraît un an plus tard. Pour le chapitre suivant, The Essence, Part 3 (1998), le pianiste fait appel au joueur de tambour métallique Othello Molineaux.

La décennie 2000 est marquée par la sortie de quelques disques de haut niveau, dont In Search of Momentum (2003) et It's Magic (2008). En 2010, le jour de son 80e anniversaire, Jamal descend au Festival pour présenter l'album A Quiet Time.Ahamad Jamal

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