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Ella Fitzgerald

Ella Fitzgerald

1917 - 1996

Origine : États-Unis

Instrument principal : Voix

Genre : Jazz vocal

Cette chanteuse d'exception est considérée par plusieurs comme la plus grande vocaliste de jazz de l'histoire. Seules Sarah Vaughan et Billie Holiday ont pu atteindre les mêmes sommets. Au fil de sa longue et brillante carrière, elle a travaillé avec tout ce que le jazz compte de légendes, de Louis Armstrong à Duke Ellington en passant par Frank Sinatra. Grâce à polyvalence vocale, à son sens de l'improvisation redoutable et à sa présence scénique remarquable, Ella Fitzgerald a séduit la planète entière.

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Cette chanteuse d'exception est considérée par plusieurs comme la plus grande vocaliste de jazz de l'histoire. Seules Sarah Vaughan et Billie Holiday ont pu atteindre les mêmes sommets. Au fil de sa longue et brillante carrière, elle a travaillé avec tout ce que le jazz compte de légendes, de Louis Armstrong à Duke Ellington en passant par Frank Sinatra. Grâce à polyvalence vocale, à son sens de l'improvisation redoutable et à sa présence scénique remarquable, Ella Fitzgerald a séduit la planète entière.

Ella Jane Fitzgerald naît à Newport News, en Virginie, en 1918. Elle est élevée dans un orphelinat de New York. C'est là qu'elle apprend l'art vocal par le biais des chants religieux. En 1934, alors qu'elle a 16 ans, Ella parti­cipe à un concours organisé par l'Apollo Theater de Harlem. Elle y remporte le premier prix.

La jeune femme chante avec tellement de naturel et de justesse que le chef d'orchestre  Chick Webb, qui a assisté à sa performance, l'engage peu de temps après. D'emblée, Ella se révèle une chan­teuse d'orchestre née. Elle possède une voix puissante, doublée d'une forte pré­sence scénique.

Rapidement, Ella Fitzgerald devient le centre d'attrac­tion de l'orchestre : le grand mérite de Chick Webb - qui était également le batteur de la formation - est de ne pas en avoir pris ombrage. Mieux, par ses précieux conseils, il a su insuffler à la chanteuse encore plus d'assurance. Les succès viennent rapidement : A-Tisket, A-Tasket, Undecided, My Heart Belongs to Daddy, pour ne nommer que ceux-là, font un tabac.

Une offre qu'on doit refuser

À la mort de Webb en 1939, Ella Fitzgerald refuse une alléchante proposition de Benny Goodman, pourtant à la tête de la formation la plus en vogue de cette époque. Elle a 22 ans lorsqu'elle prend alors le poste laissé vacant par Webb.

La chanteuse est consciente, comme l'écrit un observateur, que « c'est indubitablement sa présence dans l'orchestre, pour les spectacles comme pour les enregistrements, après le printemps de 1936, qui a catapulté l'ensemble jusqu'à un suc­cès soudain, inattendu, mais parfai­tement justifié. »

Elle garde la fonction de chef d'orchestre jusqu'en 1942, année où elle décide, épuisée, de renoncer à ce métier. De toute manière, adulée tant par les musiciens que par le public, Ella, la vedette internatio­nale, peut désormais déléguer à autrui l'organisation de sa carrière, tout en gardant un œil intègre et critique sur les décisions.

Grande rencontre

En 1946, Ella entre dans le très aristocratique orchestre Jazz At The Philarmonic, mené par Norman Granz. Dans le monde entier, elle trouve une foule d'admirateurs séduits par son phrasé et sa perfection vocale, sa présence sur scène et son assurance.

À partir de 1950, Ella Fitzerald de­vient et reste l'artiste de jazz la plus adulée avec Louis Armstrong. En­semble, ils enregistrent le mémo­rable Porgy and Bess. La liste des pianistes qui l'accompagnent est impressionnante : Oscar Peterson, John Lewis, Hank Jones, Tommy Flanagan, Jimmy Rowles et, dans les années 1980, Paul Smith.

Ella enregistre ses œuvres les plus marquantes après avoir quitté l'étiquette Decca pour Verve. La période courant de 1955 à 1965 est particulièrement féconde. La chanteuse maîtrise alors parfaitement l'art du scat. Le disque en spectacle Ella In Berlin, paru en 1960, l'immortalise au sommet de son art. Son improvisation sur Mack the Knife, dont elle a oublié momentanément les paroles, est particulièrement mémorable.

À la fin des années 1960, elle se frotte sans grand succès à du matériel pop et rock qui ne lui convient pas. Le tir est vite rajusté : Norman Granz lance une nouvelle étiquette, Pablo, sur laquelle Ella signe quelques albums de belle facture pendant les années 1970. 

Le chant du cygne

À sa première visite au Festival International de Jazz de Montréal, en 1983, la grande dame présente un concert diffusé en direct à la télévision payante à travers le Canada. À cette époque, sa voix a commencé à perdre un peu de sa superbe et sa santé lui joue des tours. Ella livre néanmoins une prestation d'un rare raffinement.

Quatre ans plus tard, elle revient clôturer le Festival. La chanteuse, qui a récemment éprouvé des problèmes cardiaques sérieux, entre en scène au bras de son pianiste Paul Smith devant un public déjà conquis. À 69 ans, elle ne donne plus que de rares concerts.

Au programme ce soir-là : tout plein de classiques du répertoire de jazz, dont l'incontournable Round Midnight de Thelonious Monk, et In a Mellow Tone de Duke Ellington. Les festivaliers massés au Théâtre St-Denis ont aussi droit à une interprétation envoûtante de Summertime.  Ella offre également un autre de ses classiques : son imitation de Louis Armstrong.

Ella Fitzgerald donne son dernier spectacle en 1991, au Carnegie Hall, à New York. Par la suite, sa santé continue de décliner. Elle passe ses dernières années paisiblement auprès de sa famille immédiate avant de s'éteindre le 15 juin 1996 à sa résidence de Beverly Hills, en Californie.

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