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Sarah Vaughan

Sarah Vaughan

1924 - 1990

Origine : États-Unis

Instrument principal : Voix

Genre : Jazz vocal

Virtuose du scat, égérie des musiciens be-bop, chanteuse de charme, Sarah Vaughan s'impose dans tous les genres sur la foi de ses attributs vocaux remarquables. Après avoir joué avec le big band d'Earl Hines et celui de Billy Eckstine, elle se lance en solo au milieu des années 1940. Une dizaine d'années plus tard, elle peut se réclamer du titre de superstar. La chanteuse se partage alors entre le jazz et la variété, imposant une voix aux possibilités infinies. Surnommé « La Divine », elle est l'une des trois plus grandes chanteuses de jazz avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday.

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Virtuose du scat, égérie des musiciens be-bop, chanteuse de charme, Sarah Vaughan s'impose dans tous les genres sur la foi de ses capacités physiques remarquables. Après avoir joué avec le big band d'Earl Hines et celui de Billy Eckstine, elle se lance en solo au milieu des années 1940. Une dizaine d'années plus tard, elle a accédé au rang de superstar. La chanteuse se partage entre le jazz et la variété, imposant une voix aux possibilités infinies. Surnommé « la Divine », elle est l'une des trois plus grandes chanteuses de jazz avec Ella Fitzgerald et Billie Holiday.

Tout commence à Newark le 27 mars 1924. C'est dans cette ville du New Jersey que naît Sarah Vaughan, dans un milieu propice à l'épanouissement artistique. Sa mère chante dans les chœurs de la Mount Zion Church et nourrit secrètement l'espoir que sa fille devienne un jour pianiste de concert. Son père, qui exerce la profession de menuisier, est aussi musicien amateur. Il joue de la guitare, et possède en outre plusieurs disques.

Très jeune, Sarah se joint à des chœurs d'é­glise par l'entremise de sa mère qui, par ailleurs, fait entreprendre à sa fille de sé­rieuses études pianistiques. À l'âge de 16 ans, parents et amis suggèrent à Sarah de se présenter au concours de l'Apollo Theatre.

La vedette du spectacle qui suit la compétition n'était nulle autre... qu'Ella Fitzerald, celle-là même qui, huit ans auparavant, avait décroché la palme de ce concours très reconnu à l'époque.

Comment ne pas se laisser charmer et s'incliner devant le subtil hasard qui suscite des ren­contres fortuites entre deux per­sonnes dont l'une ignore tout de l'autre. Quoi qu'il en soit, Sarah Vaughan triomphe ce soir-là. Peu de temps après, elle réchauffe la scène de l'Apollo pour Ella.

L'appel du big band

Billy Eckstine, intrigué par d'élogieux commentaires sur la pureté vocale de la jeune femme, se rend assister au spectacle de l'Apollo. Conquis par la virtuosité de Sarah Vaughan, il n'hésite pas une seconde à la recommander auprès d'Earl Hines, qui dirige à cette époque un grand orchestre. Elle reste dans ce big band une bonne année.

En novembre 1943, Sarah Vaughan quitte cette formation avant de rejoindre, six mois plus tard, Billy Eckstine qui dirige son propre orchestre - lequel compte sur les talents conjugués de Dizzy Gillespie et de Charlie Parker. Elle n'enregistre qu'un seul disque avec Eckstine : I'll Wait and Pray.

En 1946, elle dirige son propre trio et obtient un engagement à l'Onyx Club, 52e rue. En 1949, elle passe trois semaines au Ciro's à Los Angeles. Cette année-là, le disque Dedicated to You connaît tellement de succès que Sarah Vaughan devient une vedette natio­nale. En 1950, la précision de ses chorus dans Shulie A Bop finit par épater le dernier carré de sceptiques. C'est à la suite de ce disque que Vaughan hérite du surnom « la Divine ».

Durant les années 1950, les disques qu'elle produit avec tour à tour Clifford Brown, Max Roach, Cannonball Adderley et Ernie Wilkins confirment Sarah Vaughan comme vedette internationale. De nombreuses tournées contribuent également à asseoir sa popularité.

Deuxième moitié de carrière

Au cours de la décennie suivante, Vaughan travaille notamment avec Count Basie, Quincy Jones et Benny Carter. Entre 1967 à 1972, elle prend congé des studios. À son retour, elle est maintenant sous contrat chez Pablo.

Les microsillons parus sur cette étiquette témoignent d'une nouvelle phase dans la carrière de Sarah Vaughan, phase qui sera caractérisée par un élargissement de son répertoire. Le disque I Love Brazil, qui paraît en 1979, en est l'exemple le plus révélateur. Cette œuvre vaut à la chanteuse une nomination aux Grammy Awards. Trois ans plus tard, elle obtient enfin sa statuette, grâce à l'enregistrement Gershwin Live! - une autre suivra en 1989 pour saluer l'ensemble de son œuvre.

En 1983, le Festival International de Jazz de Montréal reçoit la star internationale pour la seule et unique fois - la même année, la grande Ella Fitzgerald est également de la partie. Lors d'un concert mémorable qui donne le coup d'envoi à l'événement, Sarah Vaughan subjugue le public du Théâtre St-Denis. Elle livre les plus grands standards de son répertoire avec sa voix profonde et sensuelle. La chanteuse est, comme il se doit, ovationnée par les festivaliers.

La décennie 1980 voit Vaughan multiplier les collaborations (avec Count Basie, Oscar Peterson, Dizzy Gillespie...) et enchaîner les spectacles un peu partout dans le monde. Seule la maladie réussira à faire taire sa voix : atteinte d'un cancer, la vocaliste s'éteint le 4 avril 1990.

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