Accueil > Artistes > Ornette Coleman
Ornette Coleman

Ornette Coleman

1930 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Saxophone

Genres : Avant-garde, Jazz

Le saxophoniste et compositeur autodidacte Ornette Coleman se fait remarquer à la fin des années 1950, lorsqu'il vient chambouler la scène jazz new-yorkaise. Le musicien a l'audace de rejeter toutes les conventions pour créer un système d'écriture complètement neuf mettant en valeur une liberté mélodique totale. Son premier album pose les bases du mouvement free-jazz. Depuis, le musicien n'a jamais renoncé à pousser plus avant sa démarche exploratoire avec intransigeance. Son œuvre singulière est aujourd'hui reconnue à sa juste valeur.

ORNETTE COLEMAN EN LIGNE
Partager :
VOUS AIMEREZ AUSSI :

Le saxophoniste et compositeur autodidacte Ornette Coleman se fait remarquer à la fin des années 1950, lorsqu'il vient chambouler la scène jazz new-yorkaise. Le musicien a l'audace de rejeter toutes les conventions pour créer un système d'écriture complètement neuf mettant en valeur une liberté mélodique totale. Son premier album pose les bases du mouvement free-jazz. Depuis, le musicien n'a jamais renoncé à pousser plus avant sa démarche exploratoire avec intransigeance. Son œuvre singulière est aujourd'hui reconnue à sa juste valeur.Ornette Coleman

Ornette Coleman voit le jour à Fort Worth, au Texas, le 9 mars 1930. Il a 14 ans lorsqu'il apprend le saxophone alto. Deux ans plus tard, il se met au ténor. Troublé par la ségrégation raciale et la pauvreté qui sévissent dans son État natal, il part s'installer à Los Angeles à l'âge de 19 ans. Le jour, Coleman gagne sa vie comme garçon d'ascenseur. La nuit, il se plonge dans l'étude de bouquins consacrés à la musique.

Émergence d'un nouveau mouvement

Le saxophoniste met un peu de temps à trouver ses repères sur la côte Ouest. Il finit par se trouver des atomes crochus avec le trompettiste Don Cherry, le contrebassiste Charlie Haden, et les batteurs Ed Blackwell et Billy Higgins. En 1958, Coleman se joint brièvement au quintette du pianiste Paul Bley, qui passe au Hillcrest. L'année suivante, il suit des cours à la Lenox School of Jazz et assure avec succès une série d'engagements au Five Spot, à New York.

Avec ses deux premiers disques, Something Else (1958) et The Shape of Jazz to Come (1959), Coleman écrit un nouveau (et controversé) chapitre de l'histoire du jazz. Libérée de ses contraintes mélodiques, harmoniques et rythmiques conventionnelles, la musique composée par le saxophoniste sera qualifiée de free jazz et donnera naissance à un mouvement dont les adeptes ont pour nom Eric Dolphy, Cecil Taylor et Don Cherry, une «vieille» connaissance californienne.

Les années 1960 constituent une période de grande fécondité pour Coleman, qui fait paraître pas moins d'une quinzaine d'albums chez Atlantic et Blue Note. Certains sont aujourd'hui considérés comme des incontournables. Ainsi en est-il de l'audacieux Free Jazz (1960), qui ne compte qu'une pièce improvisée de 37 minutes couvrant les plages A et B du disque.

L'artiste met à profit d'une pause volontaire - en réaction aux mauvais tarifs pratiqués par ses employeurs - pour apprendre le violon et la trompette, deux instruments dont il exploite le potentiel percussif. Ce temps d'arrêt lui permet aussi de se consacrer à l'écriture d'œuvres pour cordes, vents et orchestre.

Deux fois quatreOrnette Coleman

Au début des années 1970, Coleman fait de nouvelles expériences musicales au Nigéria et au Maroc. En 1975, il assemble un orchestre densément peuplé, Prime Time, qui compte deux guitaristes, deux bassistes électriques ainsi que deux batteurs.

S'il est absent des studios d'enregistrement de 1980 à 1985, Coleman ne prend pas congé des scènes pour autant. Il fait d'ailleurs ses débuts au Festival International de Jazz de Montréal en 1982. Il revient six ans plus tard, accompagné cette fois de Prime Time, qui compte notamment sur les talents de son fils Denardo à la batterie.

De retour en studio, Coleman collabore avec le guitariste Pat Metheny - un admirateur de longue date - sur le disque Song X (1985). Pour Virgin Beauty (1988), il sollicite le concours de Jerry Garcia, leader de Grateful Dead, qui joue les troisièmes guitares sur trois morceaux.

Pendant les années 1990, Coleman se frotte à d'autres disciplines artistiques. Il collabore à la bande originale de Naked Lunch (1991) et Philadelphia (1993) et crée le ballet harmolodique Architecture in Motion. En 1994, il reçoit le prestigieux prix MacArthur, aussi connu sous l'appellation de genius award.

En 1995 paraît Tone Dialing, sous étiquette Harmolodic. Ce premier disque studio en sept ans sera suivi de trois offrandes l'année suivante. En 1997, Coleman est célébré lors d'un festival de quatre jours tenu au Lincoln Center. Pour l'occasion, le musicien, flanqué de Prime Time et du New York Philharmonic, interprète son opus classique de 1972, Skies of America.

En 2006, l'album Sound Grammar vaut au saxophoniste le prix Pulitzer de la musique - c'est la première fois qu'un enregistrement de jazz mérite cet honneur. En 2009, Coleman rend sa troisième visite au Festival. En plus d'offrir une prestation fort appréciée, il reçoit le prix Miles-Davis, qui vise à souligner l'ensemble de l'œuvre d'un musicien de jazz international et sa contribution au renouvellement du genre.

Ornette-Coleman

Vous voulez nous faire part de vos commentaires sur cette fiche ou nous signaler une erreur ?
Écrivez-nous à l'adresse webmestre_jazz@equipespectra.ca.

Index d'artistes

Nom de l'artiste ou du groupe

Afficher les artistes de l'année :

Afficher les artistes du genre musical :


Afficher les artistes
dont l'instrument musical est :

Recherche d'artistes par pays ou province :

Lien vers cette vidéo