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Etta James

Etta James

1938 - 2012

Origine : États-Unis

Instrument principal : Voix

Genres : Blues, Jazz vocal, R&B/Soul/Funk

Révélée au milieu des années 1950, Etta James a su triompher de l'adversité pour se hisser au rang des plus grands interprètes vocaux de la seconde moitié du 20e siècle. Son répertoire éclectique puise aux sources du R&B, du jazz, du blues et du rock. Quel que soit le genre qu'elle aborde, la contralto fait preuve d'une grande intensité, indubitablement inspirée par sa vie privée pour le moins mouvementée. On lui reconnaît au moins une immortelle, At Last, chanson signature parue au début des années 1960.

Révélée au milieu des années 1950, Etta James a su triompher de l'adversité pour se hisser au rang des plus grands interprètes vocaux de la seconde moitié du 20e siècle. Son répertoire éclectique puise aux sources du R&B, du jazz, du blues et du rock. Quel que soit le genre qu'elle aborde, la contralto fait preuve d'une grande intensité, indubitablement inspirée par une vie privée pour le moins mouvementée.

Etta James

Jamesetta Hawkins naît le 25 janvier 1938 à Los Angeles. À l'âge de cinq ans, la fillette chante dans la chorale de son église baptiste. En 1950, elle suit sa mère et part vivre à San Francisco. Elle forme bientôt un trio vocal, les Peaches. Une audition pour le dépisteur de talent Johnny Otis mène à un contrat d'enregistrement.

En 1954, la chanteuse retourne à Los Angeles pour enregistrer le single Roll with Me Henry, chez Modern Records, avec le groupe d'Otis - c'est ce dernier qui a l'idée d'inverser le prénom de la jeune femme pour en tirer son nom de scène. Relancée l'année suivante sous un titre banalisé, The Wallflower, la chanson coiffera les palmarès R&B.

Les Peaches se séparent peu de temps après, mais James continue d'endisquer chez Modern jusqu'à la fin de la décennie. En 1960, elle se retrouve à Chicago, où elle signe avec Argo-Chess. Elle chante en duo avec Harvey Fuqua, des Moonglows, et fait paraître plusieurs 45-tours à succès.

Enfin !

En 1961 paraît son premier album, At Last! où cohabitent standards de jazz et classiques en devenir. La pièce titre, une remarquable ballade, fait forte impression. Deux ans plus tard, Miss Peaches, comme on la surnomme, fait paraître son premier enregistrement public. Capté au New Era Club de Nashville, Etta James Rocks the House est aujourd'hui considéré comme un classique du blues.Etta James

En 1967, alors qu'elle traverse une période creuse, James entre au célèbre studio Muscle Shoals, où elle travaille avec le producteur Rick Hall. Elle en ressort avec de superbes pièces qui formeront l'album Tell Mama. Malgré le manque de soutien de sa maison de disque, l'artiste fait paraître, en 1973, un excellent opus éponyme qui sera mis en nomination aux Grammy Awards.

Les succès qui ponctuent sa vie professionnelle n'empêchent pas Etta James de vivre des années difficiles. En 1969, son mari, Artis Mills, écope de 10 ans de prison pour possession d'héroïne. Accrochée depuis la fin des années 1950, la chanteuse multipliera les cures avant de finalement faire maison nette.

Rappel

Les années 1980 se mettent en branlent doucement. James partage son temps entre la désintox et le studio. Elle effectue un retour en force en 1988 avec Seven Year Itch, son premier disque chez Island. La même année, le Festival accueille l'artiste qui n'avait pas mis les pieds à Montréal depuis deux décennies. L'année suivante, elle se joint au rappeur Def Jef pour créer la pièce Droppin' Rhymes on Drums, qui la fait découvrir d'un public plus jeune.

Après un nouveau changement de direction, l'artiste se retrouve chez Private Music, où elle enregistre notamment Mystery Lady: Songs of Billie Holiday (1994), album hommage d'une grande chanteuse à une très grande chanteuse. Pour sa peine, James se verra remettre un Grammy.

Cet été-là, Miss Peaches est forcée d'annuler sa participation au Festival. Elle se reprend l'année suivante, alors qu'elle partage l'affiche du Forum avec le bluesman anglais John Mayall.

Publiée en 1995, l'autobiographie A Rage to Survive raconte sans détour le parcours tumultueux de Jamesetta Hawkins. Les années qui suivent sont, quand on les éclaire à la lumière du passé, plutôt heureuses. En 2001, l'artiste est intronisée aux temples de la renommée du blues et du rockabilly (celui du rock'n'roll lui avait ouvert ses portes en 1993). En 2003, elle reçoit un Grammy Lifetime Achievement Award pour l'ensemble de son œuvre.

En 2006, James rend visite au Festival pour une troisième fois. Elle se pose à la Place des Arts le temps d'un spectacle où elle pige à même son vaste répertoire et livre des extraits d'All the Way, un album de reprises paru quelque temps au auparavant. Cinq ans plus tard, la chanteuse lance The Dreamer, un album qui sera son dernier. La chanteuse s'éteint le 20 janvier 2012.

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