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Herbie Hancock

1940 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Piano

Genres : Jazz, Jazz fusion

Ce pianiste américain est l'un des musiciens les plus polyvalents de l'histoire du jazz. Il n'hésite pas à incorporer à ses compositions des éléments de soul, de rock et de hip-hop de manière harmonieuse. Talent précoce, il s'est d'abord illustré aux côtés des jazzmen les plus célèbres, notamment au sein du Miles Davis Quintet, avant de se lancer dans une carrière solo féconde. Compositeur talentueux, il a écrit les classiques Watermelon Man, Maiden Voyage et Chameleon.

Coup d’oeil aux séances d’enregistrement du disque
«The Imagine Project», de Herbie Hancock

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Ce pianiste américain est l'un des musiciens les plus polyvalents de l'histoire du jazz. Il n'hésite pas à incorporer à ses compositions des éléments de soul, de rock et de hip-hop de manière harmonieuse.

Talent précoce, il s'est d'abord illustré aux côtés des jazzmen les plus célèbres, notamment au sein du Miles Davis Quintet, avant de se lancer dans une carrière solo féconde. Compositeur talentueux, il a écrit les classiques Watermelon Man, Maiden Voyage et Chameleon.

Influence classique

Herbert Jeffrey Hancock voit le jour à Chicago le 12 avril 1940. À l'âge de sept ans, il reçoit ses premières leçons de piano. À l'âge de 11 ans, il fait ses débuts pro­fessionnels avec l'orchestre Symphonique de Chi­cago. Le jeune soliste interprète notamment du Bach et du Mozart.

Il a 20 ans lorsque le trompettiste Donald Byrd le prend dans son orchestre. En 1963, Hancock enre­gistre son premier album, Takin' Off, en tant que leader. La pièce Watermelon Man est son premier succès.

La même année, Miles Davis l'engage. Avec le saxophoniste Wayne Shorter, le contrebassiste Ron Carter et le batteur Tony Williams, il forme ce qui est considéré comme le meilleur ensemble jazz des années 1960.

En marge de son engagement chez Davis, qui dure cinq ans, Hancock continue d'endisquer en solo sur étiquette Blue Note. Les albums Empyrean Island (1964), Maiden Voyage (1965) et Speak Like a Child (1968) révèlent ses grands talents de compositeur.

Sauce fusion

La période qui suit voit le pianiste se consacrer aux instruments électriques et électroniques. Ses compositions se complexifient, fusionnant jazz, funk, soul et R&B. Cette tendance connaît son apogée sur le disque Headhunters, paru en 1973, qui inclut notamment la pièce Chameleon, qui rappelle Sly Stone.

Malgré le succès que remporte cette aventure électrique, Hancock ne renie pas ses anciennes amours. En 1976, quand le producteur Georges Wein lui demande de participer au Festival de jazz de Newport, le pianiste a l'idée d'un projet acoustique.

Il décide de présenter la rétrospective de 15 ans de carrière en compagnie du contrebassiste Ron Carter, du batteur Tony Williams et du saxophoniste Wayne Shorter, tous membres du Miles Davis Quin­tet durant les années 1960. La réunion de ces fabuleux instrumen­tistes cause une certaine hystérie. Le spectacle est baptisé Very Special Onetime Performance (VSOP).

Misant toujours, au début des années 1980, sur une approche acous­tique, Herbie Hancock fait paraître Quartet. Le disque est parfaitement en phase avec l'époque, marquée par un engouement pour le jazz néo-traditionnel.

C'est en 1983 qu'Herbie Hancock effectue sa première visite au Festival International de Jazz de Montréal. Pour l'occasion, le musicien remonte le spectacle VSOP offert à Newport quelques années plus tôt. La formation troque Wayne Shorter pour Brandford Marsalis et accueille Wynton Marsalis à la trompette - ce dernier a déjà prêté son souffle à Hancock sur Quartet.

Hancock électronique

La même année paraît Future Shock, disque expérimental à saveur électronique. On y retrouve notamment le populaire single Rockit, dont le clip est largement diffusé par MTV. Hancock est l'un des rares pianistes de jazz à utiliser les synthétiseurs et le scratch. L'année précédente, sur Lite Me Up, il s'amusait déjà à trafiquer sa voix au vocoder.

À son retour au Festival, en 1986, Hancock est bien sûr ailleurs. Il nous revient en formation acoustique flanqué de musiciens triés sur le volet. On trouve à ses côtés Brandford Marsalis, revenu de sa tournée avec Sting.

La rythmique est assurée par le célèbre contrebassiste Ron Carter et le batteur Al Foster, qu'on a vu deux fois avec Miles Davis.

La même année, Hancock mérite un Oscar pour la bande sonore du film 'Round Midnight, de Bertrand Tavernier, qui met en vedette Dexter Gordon.

En 1993, il enregistre le disque Dis Is Da Drum, sur Mercury, qui flirte avec le hip-hop. La même année, Hancock se ramène au Festival en trio acoustique.

Nouveaux standards

Quatre ans plus tard, l'artiste-caméléon présente le spectacle New Stan­dards. Il est appuyé pour l'occasion par une formation étoile : Michael Brecker (sax ténor). John Scofield (guitare), Jack DeJohnette (batterie), Don Alias (percussions) et Dave Holland (basse)

Hancock prend alors plaisir à donner une saveur bien personnelle à des clas­siques de la musique pop. Passant des Beatles à Kurt Cobain sans oublier Prince, ses com­plices et lui effectuent une relecture inspirée de pièces bien connues.

L'album 1 + 1 de 1997, rare collection de duos piano-saxo, réunit Herbie Hancock et Wayne Shorter. Hancock, le clavié­riste-explorateur de jazz acoustique, de R&B et de jazz-funk électronique et Shorter, le maître du saxo ténor qui a su repousser les frontières harmoniques, mélodiques et formelles. Les deux lauréats du Prix Miles-Davis se retrouvent au Festival en 2000.

Deux ans plus tard, Hancock revient à Montréal rendre hommage à deux monstres sacrés du jazz, John Coltrane et Miles Davis, qui auraient célébré leur 75e anniversaire de naissance. Il fait équipe avec le saxophoniste Michael Brecker et le trompettiste Roy Hargrove et puise dans le répertoire que les deux maîtres ont créé ensemble dans les années 1950 et 1960.

L'année suivante, en 2003, il est l'invité d'un soir du batteur Jack DeJohnette, qui s'est vu confier le premier volet de la série Invitation. Le bassiste Dave Holland est de la partie. Le prolifique musicien donne un autre spectacle, cette fois en quartette, avec le grand vibraphoniste Bobby Hutcherson.

En 2007, Hancock a fait paraître River : The Joni Letters, un disque qui revisite des compositions de la Canadienne Joni Mitchell. 

Trois ans plus tard, le pianiste est de retour au Festival pour présenter l'album The Imagine Project.

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