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Sonny Rollins

1930 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Saxophone

Genre : Jazz

Surnommé « Le Colosse », Sonny Rollins fait honneur à son sobriquet depuis une soixantaine d'années. L'un des saxophonistes les plus doués de l'histoire du jazz, il a su s'imposer selon ses termes, n'hésitant pas à s'éclipser de la scène publique afin de se ressourcer. Improvisateur féroce, il a tiré plusieurs disques importants de ses performances légendaires. Son souffle tout-puissant a conféré à sa musique un son robuste et musclé qui le distingue du peloton, tandis que son incomparable registre relatait à lui seul l'histoire du jazz des dernières décennies, du be-bop au jazz fusion.

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Surnommé « Le Colosse », Sonny Rollins fait honneur à son sobriquet depuis une soixantaine d'années. L'un des saxophonistes les plus doués de l'histoire du jazz, il a su s'imposer selon ses termes, n'hésitant pas à s'éclipser de la scène publique afin de se ressourcer. Improvisateur féroce, il a tiré plusieurs disques importants de ses performances légendaires. Son souffle tout-puissant a conféré à sa musique un son robuste et musclé qui le distingue du peloton, tandis que son incomparable registre relatait à lui seul l'histoire du jazz des dernières décennies, du be-bop au jazz fusion.

Premiers pasSonny Rollins

Theodore Walter Rollins naît le 7 septembre 1930 à New York. Il grandit dans Sugar Hill, à Harlem, à proximité du célèbre Apollo Theatre et dans le voisinage de son idole, le saxophoniste Coleman Hawkins. Après des études de piano vite abandonnées, le jeune Rollins se met au saxophone alto. À 16 ans, il passe au ténor, comme Hawkins, et succombe à la mode du be-bop.

Le garçon ne met pas de temps à faire parler de lui. Il aura tôt fait d'accompagner des pointures comme Charlie Parker et Thelonious Monk, ainsi qu'un jeune trompettiste du nom de Miles Davis, qui ne tarit d'ailleurs pas d'éloges à son sujet.

Rollins fait ses débuts discographiques en 1948, aux côtés de la chanteuse Babs Gonzales, puis avec Bud Powell et Fats Navarro. À titre de leader, l'altiste se lance avec Sonny Rollins With the Modern Jazz Quartet, qui paraît en 1953. Deux ans plus tard, il se greffe au quintette de Clifford Brown et Max Roach.

Le colosse du saxophoneSonny Rollins

Les années 1956 à 1958 sont fastes. En marge de son engagement chez MM. Brown et Roach, Rollins signe son nom sur une série d'enregistrements marquants de facture hard-bop. À commencer par Tenor Madness, dont la pièce titre est enregistrée avec un autre surdoué du saxo, John Coltrane. Suivent Saxophone Colossus, qui contient la célèbre pièce St. Thomas, et Way Out West. En 1957, le saxophoniste met sur pied son célèbre trio sans pianiste, complété à la basse par Wilbur Ware ou Donald Bailey, et à la batterie par Elvin Jones ou Pete La Roca.

Estimé de ses pairs, porté aux nues par la critique, Rollins jouit alors d'une réputation plus qu'enviable. Or, le musicien vit mal ce succès. Insatisfait de la qualité de son jeu, il choisit donc de marquer un long temps d'arrêt.

Au retour d'une sabbatique de deux ans, Rollins lance l'excellent disque The Bridge (1961), dont le titre renvoie au pont de Williamsburg, qui relie Manhattan à Brooklyn, où le souffleur avait pris l'habitude de répéter. L'enregistrement est bonifié par la contribution du guitariste Jim Hall.

Au milieu des années 1960, Rollins se distingue par ses prestations scéniques à caractère épique. On le voit adopter un style plus libre, fougueux, qui n'est pas sans rappeler, à certains égards, la manière free d'un Ornette Coleman.

Stop, ou encore ?

Puis le saxophoniste décide de s'arrêter de nouveau, en 1966. Sa nouvelle quête introspective l'amène à explorer un intérêt pointu pour les religions orientales. Il passe notamment du temps au Japon et en Inde, et séjourne dans un monastère.

En 1972, son épouse et gérante Lucille le convainc de reprendre le collier. Rollins signe chez Milestone, où il fait paraître Next Album, son premier disque en six ans. La décennie qui suit est bien remplie. Le musicien s'ouvre aux instruments électriques, préside à des rencontres entre jazz contemporain et jazz fusion, et intègre des éléments de calypso, de funk, de R&B et de pop à sa musique. En 1981, il participe à l'enregistrement de l'album Tattoo You, des Rolling Stones.

L'année suivante, Sonny Rollins fait ses débuts au Festival International de Jazz de Montréal. On le reverra à intervalles réguliers. La plus récente prestation du souffleur émérite a eu lieu à la salle Wilfred-Pelletier de la Place des Arts, en 2005.

Légende vivante

Au milieu des années 1980, son statut de légende vivante est confirmé par le documentaire Saxophone Colossus, qui paraît assorti de la bande son intitulée G-Man. Par la suite, le géant ne cesse de tourner et d'endisquer. Il recevra un prix Grammy pour l'ensemble de son œuvre en 2004. Deux ans plus tard, il lance le disque Sonny, Please, sur sa propre étiquette de disque, Doxy, fondée peu de temps auparavant.

L'un des derniers survivants de sa génération, Sonny Rollins ne rate jamais, sur scène ou en entrevue, l'occasion de rendre hommage à ses mentors et aux musiciens avec qui il a travaillé tout au long de sa fructueuse carrière. « Je me sens investi du devoir divin d'évoquer la mémoire de ces gens », a-t-il l'habitude de dire.

En 2010, le vénérable saxophoniste se voit remettre le Prix Miles-Davis par le Festival.

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