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Michel Petrucciani

Michel Petrucciani

1962 - 1999

Origine : France

Instrument principal : Piano

Genre : Jazz

Le pianiste Michel Petrucciani impose très jeune un talent exceptionnel doublé d'une technique remarquable, fruit de nombreuses années de labeur discipliné. Le musicien parvient à triompher dans l'adversité : atteint depuis la naissance d'une grave maladie osseuse, il saura néanmoins élever son jeu à un très haut niveau. Par son lyrisme consommé et sa grande sensibilité, il s'inscrit dans la lignée de Bill Evans, sa source d'inspiration première. On retiendra également son swing inimitable et son jeu de mains véloce et précis. Petrucciani s'éteint alors qu'il se trouve au sommet de son art.

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Le pianiste Michel Petrucciani impose très jeune un talent exceptionnel doublé d'une technique remarquable, fruit de nombreuses années de labeur discipliné. Le musicien parvient à triompher dans l'adversité : atteint depuis la naissance d'une grave maladie osseuse, il saura néanmoins élever son jeu à un très haut niveau. Par son lyrisme consommé et sa grande sensibilité, il s'inscrit dans la lignée de Bill Evans, sa source d'inspiration première. On retiendra également son swing inimitable et son jeu de mains véloce et précis. Petrucciani s'éteint alors qu'il se trouve au sommet de son art.

Le petit MichelMichel Petrucciani

Michel Petrucciani voit le jour à Orange, dans le sud de la France, le 28 décembre 1962. Il grandit au sein d'une famille de musiciens. Son père, Antoine, est guitariste de jazz. Ses frères Philippe, qui manie aussi la guitare, et Louis, qui tient la basse, forment un orchestre maison avec le petit Michel, qui s'assied derrière une batterie jouet.

Après avoir vu un concert de Duke Ellington à la télévision, le garçon décide qu'il deviendra pianiste. Bien qu'il soit atteint d'une maladie osseuse grave - l'ostéogenèse imparfaite -, le jeune Petrucciani consacre plusieurs heures par jour à la pratique du piano classique.

En dépit de son gabarit lilliputien, le musicien parvient à dompter le piano. Ses mains, qui n'ont pas été touchées par la maladie, savent parfaitement comment profiter de l'entière surface du clavier. Huit ans de travail inlassable permettront au musicien de se forger une discipline de fer et de développer une technique irréprochable.

Sa diète classique composée d'œuvres de Bach, Debussy, Ravel, Mozart et Bartók n'empêche pas l'artiste de vibrer pour le jazz. Il s'inspire tout particulièrement du pianiste Bill Evans, dont l'influence sera marquante au début de sa carrière.

En 1978, Petrucciani monte sur scène au Festival de jazz de Cliousclat. Il a l'occasion d'accompagner le trompettiste Clark Terry. Deux ans plus tard, alors installé à Paris, il enregistre son premier disque, Flash, notamment avec l'aide de son frère Louis. Sa réputation fait le tour de la France. Petrucciani est désormais une star.

L'aventure américaineMichel Petrucciani

Le pianiste part pour l'Amérique en 1982. Il se pose en Californie, où il fait la rencontre du saxophoniste et flûtiste Charles Lloyd, aux abonnés absents depuis la fin des années 1960. Stimulé par le pianiste français, Lloyd reprend le collier. Il travaille en quartette avec Petrucciani. Après quelques concerts concluants offerts sur la côte Ouest, la formation se produit partout à travers le monde. En témoigne l'enregistrement devant public A Night in Copenhagen (1983), crédité à Lloyd.

La même année, Petrucciani fait paraître son premier album américain. Lancé par Blue Note, 100 Hearts est une œuvre piano solo qui comporte deux compositions originales et des reprises d'Ornette Coleman, Sonny Rollins et Charlie Haden.

La même année, le pianiste effectue sa première visite au Festival International de Jazz de Montréal. Il se produit dans la série Pianissimo avant d'aller retrouver, son concert à peine terminé, le trompettiste Freddie Hubbard sur la scène du Théâtre Saint-Denis.

Cette double performance remarquable vaut au pianiste d'être réinvité dès l'année suivante. Cette fois, il joue en trio avec Eliott Zigmund à la batterie et Palle Danielsson à la contrebasse. Les trois hommes enregistrent Pianism, en 1985, dans la foulée d'une longue tournée internationale.

Collaborations

Petrucciani enchaîne un an plus tard avec le disque concert Power of Three, dont le contenu est capté au Festival de Montreux. Son trio est cette fois-là complété par le guitariste Jim Hall et le saxophoniste Wayne Shorter. Il s'agit-là d'une rencontre au sommet parmi tant d'autres : au cours des années 1980 et 1990, le pianiste travaillera également avec Lee Konitz, Charlie Haden, Joe Henderson, Gary Peacock, Stanley Clarke, Lenny White et Jack DeJohnette.

Après s'être de nouveau arrêté à Montréal en 1989 et en 1991, Petrucciani effectue sa dernière visite au Festival en 1998. Il vient alors présenter la musique de son 20e disque, Both Worlds, dont les arrangements sont assurés par le tromboniste Bob Brookmeyer.

Le pianiste s'éteint le 6 janvier 1999 à New York, des suites d'une infection pulmonaire. Il repose au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, à quelques mètres du célèbre pianiste et compositeur Frédéric Chopin.

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