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Oscar Peterson

Oscar Peterson

1925 - 2007

Origine : Québec, Canada

Instrument principal : Piano

Genres : Jazz, Swing

Ce pianiste natif de Montréal a connu une longue et fructueuse carrière qui a largement débordé les frontières canadiennes. L'un des plus grands pianistes de jazz à avoir vu le jour à l'ombre de l'Unifolié, Oscar Peterson a été influencé au début de sa carrière par Teddy Wilson, Nat « King » Cole et Art Tatum. Il gagne rapidement une réputation internationale de pianiste à la technique irréprochable et aux mélodies inventives. Reconnaissant l'importance de sa contribution, le Festival International de Jazz de Montréal a créé un prix portant son nom.

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Ce pianiste natif de Montréal a connu une longue et fructueuse carrière qui a largement débordé les frontières canadiennes. L'un des plus grands pianistes de jazz à avoir vu le jour à l'ombre de l'Unifolié, Oscar Peterson a été influencé au début de sa carrière par Teddy Wilson, Nat « King » Cole et Art Tatum. Il gagne rapidement une réputation internationale de pianiste à la technique irréprochable et aux mélodies inventives. Ses prouesses techniques et ses qualités de compositeur lui ont valu une place au grand panthéon du jazz.

Oscar Emmanuel Peterson naît le 15 août 1925 dans le quartier Saint-Henri, à Montréal. Il tombe très jeune dans la marmite musicale, apprenant à cinq ans quelques rudiments de piano avec son père, puis recevant les enseignements de sa sœur aînée Daisy - qui donnera plus tard des leçons à Oliver Jones.. Pendant ses études secondaires, le jeune Oscar fait ses gammes avec le réputé pianiste Paul de Marky.

Infatigable travailleur, Peterson devient professionnel à 14 ans après avoir remporté un concours national. En 1944, il est engagé par l'un des meilleurs chefs d'orchestre canadien, Johnny Holmes. Il parfait son métier et gagne en notoriété. Sa popularité à travers le Canada est telle qu'il ne songe guère, pour l'instant, à passer la frontière américaine. Le musicien ignore pour l'heure ce que lui réserve un passage à New York, à la fin des années 1940.

Plus haut, plus loin

Le destin place bientôt un jeune avocat américain du nom de Norman Granz sur son chemin. L'histoire de la première rencontre entre les deux hommes est savoureuse : alors qu'un taxi le ramène à l'aéroport de Montréal, Granz entend le pianiste se produire en direct à la radio. Il ordonne au chauffeur de le conduire immédiatement à la salle où se déroule le spectacle. Sous le charme, Granz propose à Peterson de devenir son agent.

Il lui fait signer un contrat avec le mythique label Verve et lui ouvre les portes des concerts Jazz At The Philarmonic, qui permettaient aux meilleurs musiciens de jouer dans de grandes salles un peu partout en Amérique - et notamment au Carnegie Hall, à New York, où, en 1949, Peterson fera son entrée dans les ligues majeures.

À peine un an plus tard, Peterson est désigné meilleur pianiste au référendum de la revue Down Beat. Dès lors, grâce à une virtuosité qui en fait le digne héritier d'Art Tatum, le Montréalais récolte de nombreux succès, non seulement dans le cadre du J.A.T.P., qu'il accompagne jus­qu'en 1955, mais aussi au sein du pre­mier trio qu'il organise, avec Ray Brown à la contrebasse et Irving Ashby à la guitare - bientôt remplacé par Herb Ellis.

Parallèlement à ces activités publiques, Oscar Peterson enregistre, sur étiquette Verve, de nombreux albums carac­térisés par un swing flamboyant, notamment ceux réalisés auprès de Ben Webster, Roy Eldridge et Coleman Hawkins.

En 1959, Herb Ellis tire sa révérence, las des tournées. Sa place reste vacante. Peterson et Brown embauchent plutôt le batteur Ed Thigpen pour compléter la formation. Ce sont ces trois hommes qui enregistrent le dis­que Night Train (1962), considéré à juste titre comme un classique, au même titre que Oscar Peterson Trio at the Stratford Shakespearean Festival.

Du changement

En 1966, Ed Thigpen et Ray Brown sont respectivement rem­placés par Louis Hayes et Sam Jones, deux transfuges du quintette de Cannonball Adderley. La période qui suit est la moins prospère de la carrière de Peterson. À sa décharge, il faut dire que tout le jazz « souffre » de la montée du rock. À partir de 1970, il revient néanmoins en force et lance une série d'albums où l'inspiration est à l'honneur.

Compositeur industrieux, Oscar Peterson a écrit des pièces pour trio, quartette et big band. Ses pièces les plus connues figurent sur l'album original Canadiana Suite, gravé en 1964 avec l'aide de Thigpen et de Brown.

Le pianiste se consacre également à l'enseignement. Durant les années 1960, il s'entoure d'associés pour fonder l'Advanced School of Contemporary Music, à Toronto. L'aventure dure cinq ans. Après quoi, Peterson répond de nouveau à l'appel des tournées. Plus tard, il contribuera au programme de jazz de l'Université York à titre de mentor. Parmi ses élèves, il comptera Benny Green et... Oliver Jones.

Peterson et le Festival

Oscar Peterson s'est placé sous les projecteurs du Festival international de Jazz de Montréal à maintes reprises. Il a notamment animé une émission de télé consacrée à l'événement pour la chaîne japonaise NHK ainsi qu'à CBC.

Le pianiste aimait le Festival et le Festival le lui rendait bien. Une preuve d'amour parmi tant d'autres : en 1989, dans le cadre de la 10e édition, il se voit remettre le premier Prix... Oscar-Peterson. Cet honneur annuel est depuis attribué chaque année à un musicien ayant contribué de manière exceptionnelle à l'évolution du jazz au Canada.

C'est en 1983 que Peterson passe par le Festival pour la première fois. Il se produit alors au Théâtre St-Denis. L'année suivante, il joue au Forum pour la première fois depuis... 1955. Sa participation au gala, aux côtés de l'OSM, crée l'événement. Cinq ans plus tard, pour le concert de clôture, le pianiste se présente accompagné de son trio.

Extrêmement actif, Oscar Peterson continue d'endisquer et de se produire devant public régulièrement jusqu'au début des années 1990, alors que des problèmes de santé le forcent à ralentir.

On le verra encore à quelques occasions au Festival. En 1995, il inaugure l'événement avec un quartette complété par le contre­bassiste danois Niels Henning Ørsted Pedersen, le guitariste Lorne Lofsky et le batteur Martin Drew.

En 2004, il écrit une page d'histoire du Festival avec son ami pianiste Oliver Jones. Les deux hommes sont les vedettes d'un programme mémorable servi en clôture.

Un hommage bien senti

Musicien à la technique inégalée, Oscar Peterson possédait ce magnétisme que projettent sans exception ceux qui ont acquis la maîtrise absolue de leur art. Il s'est éteint le 23 décembre 2007, laissant derrière lui une œuvre considérable.

Un concert in memoriam lui est dédié le 12 janvier 2008, au Roy Thompson Hall, à Toronto. Parmi les artistes qui lui rendent hommage, on remarque Gregory Charles, Herbie Hancock et Quincy Jones. À l'été 2008, le Festival de Jazz International de Montréal lui a dédié sa 29e édition à titre posthume.

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