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Pat Metheny

Pat Metheny

1954 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Guitare acoustique/guitare électrique

Genres : Jazz, Jazz fusion

Ce guitariste américain à la crinière léonine s'est imposé au milieu des années 1970 grâce à son jeu fluide et son esprit aventureux. Musicien polyvalent et gourmand, il a depuis tâté de tous les genres, multiplié les collaborations et exploré les nouvelles technologies avec brio. On a souvent eu l'occasion de l'entendre au Festival International de Jazz de Montréal, auquel il a pris part dès sa deuxième édition. Apprécié du grand public aussi bien que de ses pairs, il continue de marquer la planète jazz de sa griffe bien personnelle.

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Ce guitariste américain à la crinière léonine s'est révélé au milieu des années 1970. Musicien polyvalent et aventureux, il a depuis tâté de tous les genres, multiplié les collaborations et exploré les nouvelles technologies avec brio. Apprécié du grand public aussi bien que de ses pairs, il continue de marquer la planète jazz de sa griffe bien personnelle.

Pat Metheny grandit au sein d'une famille qui baigne dans la musique. Tout jeune, il commence par apprivoiser la trompette avant de passer à la guitare. À 15 ans, il se produit déjà aux côtés de musiciens aguerris dans les boîtes de Kansas City. Metheny n'a pas encore 20 ans lorsqu'on l'invite à prodiguer ses enseignements à l'université de Miami ainsi qu'au Collège de Berklee.

Sa carrière musicale passe en vitesse supérieure lorsque, en 1975, il devient guitariste d'accompagnement pour la formation du vibraphoniste Gary Burton, avec lequel il enregistre pour la première fois. Auparavant, Metheny avait étudié avec Attila Zoller, joué avec Ira Sullivan, regardé et écouté le guitariste Jim Hall, qu'il cite comme sa principale influence avec Wes Montgomery.

Conjuguant avec passion sa fidélité au rock et son amour du jazz. Pat Metheny cultive très tôt un son inimitable : notes de cristal, fluidité du jeu, pureté incomparable des harmonies. En témoigne déjà Bright Size Life, son premier disque solo, auquel participent le bassiste Jaco Pastorius et le batteur Bob Moses.

En 1977, il crée le Pat Metheny Group, avec Lyle Mays, qui devient son plus fidèle collaborateur. Avec le pianiste, copain d'adolescence, il partage un même goût pour les rythmes solides et les compositions bien ficelées.

Parmi les grands

De fil en aiguille, Metheny consolide sa place au sein du gotha du jazz moderne. Son succès critique se double d'un grand succès populaire. Au début des années 1980, il joue fréquemment à guichets fermés dans de vastes amphithéâtres.

En 1981, il fait sa première apparition au Festival International de Jazz de Montréal, au défunt Club Montréal. Il est notamment flanqué de Lyle Mays, au piano, et de Nana Vasconcelos, aux percussions. Il revient l'année suivante, et l'autre ensuite.

Entre Metheny et le public montréalais se développe la même complicité qu'il y avait à l'époque glorieuse du groupe Genesis avec Peter Gabriel. C'est au Québec que Pat Metheny a droit à sa première ovation debout et c'est également au Québec qu'il mène sa première tour­née sans jouer la première partie pour un autre artiste.

On peut également écrire que Pat Metheny est, de par sa participation an­nuelle au Festival, ce que Dizzie Gillespie a symbolisé au Festival de Nice et Dexter Gordon au North Sea Festival, à savoir le témoin et l'acteur d'une évolution.

En 1983, Metheny débarque à Montréal pour y présenter la musique du disque Offramp, paru l'année précédente. Mordu de technologie, le musicien n'a pas eu peur de verser dans l'électronique et d'intégrer des outils modernes - synthétiseur, synclavier... - à son arsenal.

L'album est un immense succès populaire, ce qui rend la critique suspicieuse. Offramp, comme tous les précédents albums de Pat Metheny, contient pourtant des pas­sages qui sont très loin d'en faire un produit à la séduction facile. Le principal intéressé, lui, considère le microsillon « comme une introduction au futur de la guitare ».

Au sujet de sa contribution au monde du jazz, il dira pourtant : « Je ne me situe pas sur le même plan que Wynton Marsalis, parce que je suis guitariste et que mon instrument ne représente pas du tout la même chose que la trompette dans le jazz. Marsalis a intégré dans son jeu le travail de Miles Davis, Dizzy Gillespie ou Clifford Brown. L'importance de ces types est primordiale, ils ont été des précurseurs, alors que Charles Christian, Jim Hall ou Wes Mont­gomery, aussi grands soient-ils, n'ont jamais bouleversé l'histoire du jazz ».

La multiplication des collaborations

Les années 1980 voient Metheny multiplier les projets. En plus de se produire au sein du PMG, le guitariste multiplie les collaborations. Il bosse notamment avec Charlie Haden, Ornette Coleman, Sonny Rollins et Herbie Hancock. Gourmand et curieux, il se frotte à tous les genres, semble incapable de dire non à qui ou à quoi que ce soit.

Son œuvre, d'une grande variété, comprend des compositions coulées dans le rock, le classique et le jazz contemporain  En 1988, dans le cadre du Festival, il crée une suite orchestrale de 30 minutes commandée par les Ballets jazz de Montréal. Cet été-là, il prend part à pas moins de huit concerts.

L'année suivante, pour les 10 ans du Festival, Metheny est la vedette du Grand Événement. L'avenue McGill College est prise d'assaut par des dizaines de milliers de mélomanes. Le guitariste se montre à la hauteur L'adrénaline monte, sa prestation est exceptionnelle.

Toujours en 1989, il se produit avec un autre pilier du Festival, le contrebassiste Charlie Haden. Les routes musicales de ces deux musiciens s'entrecroisent depuis longtemps et le feront encore souvent par la suite.

En 1984, lors du cinquième anniversaire, Metheny avait animé cinq soirées très spéciales au Club Soda, en compagnie de... Charlie Haden et du batteur Billy Higgins. Le même trio avait aussi enregistré en 1983 l'album Rejoicing. Ajoutons à ce chapelet de collaborations la mémorable performance livrée par Metheny et Haden, en 2005 : le duo avait alors interprété le disque Beyond the Missouri Sky, alliant poésie, musicalité et grands espaces.

Entre hier et demain

Au cours des années 1990 et 2000, Pat Metheny poursuit sa route avec la même curiosité, s'arrimant aux musiciens les plus variés pour accoucher d'œuvres qui, bien que peut-être moins marquantes, ajoutent à un CV admirable.

Il fait le pont entre les jazzmen de l'ancienne école et ceux représentant la nouvelle génération. Ainsi, il tourne avec Herbie Hancock et collabore avec les monuments que sont Dave Holland et Roy Hanes. Et il se frotte aux ténors contemporains Joshua Redman et Brad Mehldau avec le même bonheur.

Avec sa crinière léonine instantanément reconnaissable, Metheny constitue sans contredit l'un des figures de proue de la planète jazz. Certains le considèrent comme le guitariste le plus important de l'histoire du jazz.

Toujours amoureux de la scène, il donne encore aujourd'hui jusqu'à 240 spectacles par année. En 2009, pour la 30e édition du Festival, il a été invité à monter sur scène avec son vieux comparse Gary Burton.

L'année suivante, Metheny accouche du disque Orchestrion, conçu à l'aide d'un véritable orchestre d'instruments contrôlés par les cordes de sa guitare. L'enregistrement devant public The Orchestrion Project suit au début 2013. La même année paraît Tap: John Zorn's Book of Angels, Vol. 20.

Début 2014, le musicien lance Kin <-->, un disque enregistré par son Pat Metheny Unity Group.

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