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B.B. King

1925 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Guitare acoustique/guitare électrique

Genre : Blues

À l’occasion de sa 35e édition, le Festival International de Jazz de Montréal a créé une nouvelle distinction afin d’honorer annuellement un artiste s’étant illustré sur la scène du blues et a couronné par la même occasion le roi du blues lui-même, B.B. King, qui donne son nom au Prix.

Figure royale du blues, l'infatigable « Blues Boy » King commence à rouler sa bosse durant les années 1940, chantant la musique de son Mississippi natal avec une ardeur inégalée. Son style s'enrichit d'emprunts au jazz et au blues de la côte Ouest. À partir de la fin des années 1960, il ouvre ses horizons musicaux et élargit son public.

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Figure royale du blues, l'infatigable « Blues Boy » King commence à rouler sa bosse durant les années 1940, chantant la musique de son Mississippi natal avec une ardeur inégalée. Son style s'enrichit d'emprunts au jazz et au blues de la côte Ouest. À partir de la fin des années 1960, il ouvre ses horizons musicaux et trouve un public élargi. Du manche de sa guitare Lucille est née une signature sonore fluide et dépouillé auquel se sont identifiées plusieurs générations de bluesmen et de rockers, parmi lesquels Eric Clapton, les Rolling Stones et U2.

Riley Ben King voit le jour le 16 septembre 1925 dans une plantation d'Itta Bena, au Mississippi. Après la séparation de ses parents, il vit un temps avec sa mère. Celle-ci le fait chanter à l'église. Quand elle meurt, le petit Riley se retrouve dans une ferme où il ramasse le coton. Il retrouve son père à 14 ans et le suit à Indianola.

Entré dans l'armée à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, il se familiarise avec le blues. À son retour à la vie civile, King se produit en cachette au coin des rues ou à l'église, avec un quatuor de gospel.

La route de Memphis

En 1946, il part pour Memphis sur le pouce avec l'espoir de lancer sa carrière musicale. Il emménage avec son cousin Bukka White, bluesman reconnu, qui lui enseigne les trucs du métier.

King se fait d'abord remarquer à la radio. Sa performance à l'émission de Sonny Boy Williamson lui ouvre les portes. Il se produit bientôt régulièrement sur les ondes hertziennes. C'est à cette époque qu'il adopte le nom de scène B.B. King.

Il réalise ses premiers enregistrements en 1949 pour Bullett Records, puis signe chez RPM Records. Il change de domicile à quelques occasions encore, mais demeure prolifique. Avec la chanson Three O'Clock Blues, qui se retrouve au sommet des palmarès R&B, King remporte son premier succès national.

Rendez-vous avec le succès

Pendant les années 1950, B.B. King impose sa signature. Son chant et son jeu de guitare particuliers commencent à faire des émules. Installé à la tête d'un orchestre d'une douzaine de musiciens, il sillonne les États-Unis de long en large.

Le bluesman poursuit sur sa lancée dans les années 1960. Il partage son temps entre le studio, dorénavant celui de la maison ABC, et les tournées qui attirent un auditoire élargi dès le milieu de la décennie. King a désormais l'attention d'un jeune public blanc, notamment constitué de jeunes musiciens admiratifs (Clapton, Johnny Winter...).

Parmi ses faits d'armes de l'époque, soulignons un enregistrement en public qui compte parmi ses plus belles réussites, Live At The Regal, capté à Chicago (1965). En 1969, le succès tout azimut de la pièce The Thrill Is Gone lui vaut un nom bien au-delà des frontières du blues.

Pendant les années 1970, King parvient à maintenir sa vitesse de croisière. Ses enregistrements sont généralement de bon niveau. Il n'hésite pas à revenir au blues, ou encore à s'acoquiner avec des musiciens de jazz.

Les années passent et c'est alors à une autre génération de célébrer son talent. U2 l'invite à chanter sur la chanson When Love Comes to Town, qui figure sur l'album Rattle & Hum, lancé en 1989. Dans la foulée, King part en tournée avec le groupe irlandais.

Le grand B.B. à Montréal

S'il a l'habitude de donner jusqu'à 300 concerts annuellement, B.B. King ne s'arrête au Festival International de Jazz de Montréal qu'en 1989. Cette année-là, il est l'une des nombreuses stars à participer à un grand gala visant à souligner le 10e anniversaire du Festival.

Six ans plus tard, le guitariste partage l'affiche avec un autre géant de la six cordes, Buddy Guy. Les deux musiciens s'affrontent (amicalement) dans ce qui prend l'allure d'un véritable championnat du monde de la guitare blues. Le Forum de Montréal a été spécialement aménagé pour l'occasion en un gigantesque cabaret avec scène centrale pivotante.

Le « Roi du blues » reviendra au Festival 11 ans plus tard, pour souligner son 80e anniversaire. Cette année, il s'offre un 36e album, intitulé... 80. Il s'agit d'une collection de duos enregistrés avec une brochette d'artistes éclectiques, dont Eric Clapton, Van Morrison, Elton John et... Gloria Estefan.

En 2008, B.B. King a fait paraître One Kind Favour, un disque pur blues sur lequel il reprend notamment See That My Grave Is Kept Clean, de Blind Lemon Jefferson.

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