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Ron Carter

1937 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Basse/contrebasse/violoncelle

Genre : Jazz

Si la contrebasse est la pierre angulaire du rythme jazz, Ron Carter en est le joyau. Solidité, finesse et grâce sont les attributs du jeu de ce maître incontesté. Accompagnateur hautement sollicité, il a participé à un nombre incalculable de séances d'enregistrement avec les plus grands noms du monde du jazz. De 1963 à 1968, Carter rayonne au sein du célèbre quintette de Miles Davis. Durant les années 1970, il s'impose comme leader-soliste de sa propre formation, notamment grâce aux vertus de la contrebasse piccolo. Grand pédagogue, il a transmis ses connaissances par le biais d'ouvrages spécialisés et enseigné dans plusieurs écoles réputées. Il a eu une grande influence sur les générations qui ont suivi dans son sillage.

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Si la contrebasse est la pierre angulaire du rythme jazz, Ron Carter en est le joyau. Solidité, finesse et grâce sont les attributs du jeu de ce maître incontesté. Accompagnateur hautement sollicité, il a participé à un nombre incalculable de séances d'enregistrement avec les plus grands noms du monde du jazz. De 1963 à 1968, Carter rayonne au sein du célèbre quintette de Miles Davis. Durant les années 1970, il s'impose comme leader-soliste de sa propre formation, notamment grâce aux vertus de la contrebasse piccolo. Grand pédagogue, il a transmis ses connaissances par le biais d'ouvrages spécialisés et enseigné dans plusieurs écoles réputées. Il a eu une grande influence sur les générations qui ont suivi dans son sillage.

Basses fréquences Ron Carter

Ronald Levin Carter voit le jour à Ferndale, au Michigan, en 1937. Comme ses sept frères et sœurs, l'enfant étudiera la musique. Il touche à plusieurs instruments, dont le violoncelle, dès l'âge de 10 ans. Relocalisé à Detroit avec sa famille, le garçon fait ses classes à la Cass Tech High. Par la suite, il décroche un diplôme de l'Eastman School of Music, à Rochester, où il a l'occasion de jouer avec l'orchestre symphonique maison.

Le jeune musicien part ensuite pour New York afin de poursuivre ses études à la Manhattan School of Music. Quand il n'est pas à l'école, il se produit avec le quintette de Chico Hamilton, aux côtés du multi-instrumentiste Eric Dolphy. Ce dernier partage la vedette avec Carter sur le disque Where?, qui paraît en 1961.

Deux ans plus tard, le contrebassiste se greffe au quintette de Miles Davis en même temps que le pianiste Herbie Hancock et le batteur Tony Williams. Il en fera partie jusqu'en 1968. Cet engagement prestigieux lui ouvre des portes. Bientôt, on se bouscule au portillon pour retenir ses services. Le musicien multipliera les engagements avec une pléiade d'artistes, et parmi les meilleurs. Au cours de sa carrière, Carter aurait totalisé plus de 1 000 enregistrements - ce nombre serait deux fois plus élevé, selon certaines sources.

Joueur autonomeRon Carter

Retrouvant son autonomie, il continue d'ajouter les collaborations à un rythme soutenu et se produit avec le New York Jazz Quartet et le New York Jazz Sextet. Pour Uptown Conversation (1969), son premier album solo d'importance en huit ans, il n'enregistre que des compositions de son cru.

Au cours des années 1970, le musicien assemble diverses formations au sein desquelles évoluent généralement deux bassistes. Assumant le rôle de soliste, Carter utilise une basse piccolo de son invention.

En 1976, le musicien participe au super-projet VSOP (pour Very Special Onetime Performance) monté par Herbie Hancock au Festival de jazz de Newport. L'aventure connaîtra une suite en 1983. C'est d'ailleurs avec la deuxième mouture de VSOP que Carter s'amène pour la première fois au Festival International de Jazz de Montréal la même année.

Il sera de retour en 1986, au sein d'une formation pilotée par Hancock, et en 1987, en duo avec le guitariste Jim Hall. La consécration festivalière vient en 1994, alors que Carter est l'un des invités de la série Invitation. Il livre cinq concerts, le dernier mettant en vedette un nonette comprenant quatre violoncelles.

Discographie, etc.

Au rayon d'une abondante discographie, on fera ressortir quelques titres conçus durant les années 1990 et au-delà. Consacré à Bach, Brandenburg Concerto (1995) est le troisième album classique de Carter à paraître chez Blue Note. Fruit d'un sextuor composé du saxophoniste Houston Person, Orfeu (1999) offre un programme de musique brésilienne. Le filon est exploité de nouveau sur Jazz and Bossa en 2008. Pour Dear Miles, lancé en 2006, Carter rend hommage à son ancien patron... avec tambour, mais sans trompette.

À partir de la fin des années 1980, Carter a aussi composé pour le cinéma. Sa pièce instrumentale Call Sheet Blues, entendue dans le film ‘Round Midnight, de Bertrand Tavernier, a mérité un Grammy en 1987. Il avait aussi signé la bande sonore de La passion Béatrice, du même Tavernier, l'année précédente.

Auteur d'ouvrages pédagogiques - Building Jazz Bass Lines, Comprehensive Bass Method... -, le musicien a aussi partagé son savoir dans plusieurs établissements spécialisés. Ses quelque 20 ans de service à la faculté de musique du City College de New York lui ont valu le titre de professeur émérite.

En 2012, Ron Carter revient au Festival en compganie du guitariste Russelll Malone et du pianiste Donald Vega. En marge de son concert au Club Soda, il se voit remettre le Prix Miles-Davis.

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