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Wynton Marsalis

1961 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Trompette

Genres : Jazz, Musique classique

Ce trompettiste-compositeur-arrangeur réputé est issu d'une illustre famille de musiciens de La Nouvelle-Orléans. Considéré comme la principale découverte de la jeune génération des années 1980, il s'est rapidement illustré à la fois en jazz et en musique classique. Son image de garçon sage toujours tiré à quatre épingles est tout à fait conséquente de sa philosophie musicale : la recherche de perfection et de grande qualité à travers les plus hauts standards de la tradition.

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Ce trompettiste-compositeur-arrangeur réputé est issu d'une illustre famille de musiciens de La Nouvelle-Orléans. Considéré comme la principale découverte de la jeune génération des années 1980, il s'est rapidement démarqué à la fois en jazz et en musique classique. Son image de garçon sage toujours tiré à quatre épingles est conséquente de sa philosophie musicale : la recherche de perfection et de grande qualité à travers les plus hauts standards de la tradition.

Jeunesse musicale

Wynton Marsalis naît le 18 octobre 1961 à La Nouvelle-Or­léans. Son père, Ellis, musicien respecté par ses con­frères, est reconnu pour ses méthodes d'enseignement de la musique. Dès son enfance, Wynton ac­quiert beaucoup d'expérience en jouant dans des fanfares, des groupes de jazz, des ensembles de funk et, finalement, dans des orchestres classiques de répertoi­re européen.

Il reçoit sa première trom­pette à six ans des mains d'Al Hirt, alors employeur de son père. Il n'apprendra à s'en servir sé­rieusement qu'à partir du mo­ment où il entreprend des études classiques.

« J'ai commencé ces études, dira-t-il, parce que bien trop de jeunes musiciens de mon entourage étaient terrifiés par ce gros monstre de l'autre cô­té de la montagne qu'on appelait la musique classique. Je voulais absolument savoir ce qui effrayait tout le monde d'une telle manière. Quand je me suis mis à l'étudier, je me suis rendu compte que ce n'était rien d'autre que de la musique. »

La ferme volonté de relever ce défi amène le jeune Wynton à jouer dès l'âge de 14 ans le Concerto pour trompette de Haydn avec l'Orchestre philharmonique de La Nouvelle-Orléans.

Le souci de la perfection

Après un passage à l'académie Juilliard, à New York, Marsalis commence bientôt à travailler avec Art Blakey & The Jazz Messengers. Il rend d'ailleurs hommage à Bla­key, « un homme à la volonté de fer et au cœur d'or », pour son intensité sur scène et son intégrité face à la tradition du jazz.

Il retrouve la même attitude chez des musiciens comme Ron Carter, Tony Wil­liams et Herbie Hancock, ses prochains partenaires musicaux. Leur capacité de projeter leur personnalité dans chaque seconde de jeu, voilà ce qui pour Wynton défi­nit la qualité de la musique.

Ce souci de la qualité fait partie du perfectionnisme qui amène le trompettiste à ne pas jouer du jazz et de la musique classique le même jour, non parce que ces genres s'opposent, mais parce que la technique requise n'est pas la même.

En 1981, la vingtaine à peine entamée, Marsalis signe chez Columbia et enregistre un premier album sous son nom. Sa facture à la trompette évoque le Miles Davis du début des années 1960. Le parallèle est renforcé par la contribution des ex-acolytes « davisien » Carter, Williams et Hancock à quelques morceaux.

Premier passage au Festival

L'année suivante, le Festival International de Jazz de Montréal accueille le jeune prodige pour la première fois. Le rendez-vous a lieu au Théâtre St-Denis. C'est le début d'une longue fréquentation.

Avant de revenir au Festival, avec V.S.O.P. II l'année suivante, Marsalis a l'occasion de se distinguer. Au gala des prix Grammy de 1983, tout le monde parle de Michael Jackson, qui vient de ra­fler presque tous les trophées. Or, un autre artiste de CBS réalise un exploit tout à fait unique dans les annales de la mu­sique moderne. Wynton Marsalis remporte le Grammy du meil­leur disque de jazz ET le Grammy du meilleur disque classique...

À son retour à Montréal, donc, on accueille chaleureusement le musicien qui sait jouer avec les accents froids de Miles Davis sur Kind Of Blue et soudain exploser dans une cascade de notes à la Dizzy Gillespie. Le célèbre trompettiste Maurice André lui offre l'éloge suivant : « Ce jeune homme pourrait être le meilleur trompettiste de tous les temps. » De fait, on peut déjà le situer entre Louis Armstrong et l'archange Gabriel.

Nouvelle visite en 1987, cette fois en compagnie de Marcus Roberts au piano, Robert Hurst à la basse, et Jeffrey Watts à la batterie. Deux ans plus tard, Wynton remet ça. Pour sa cinquième visite au Festival depuis 1982, c'est un pianiste et un professeur respecté de tous qui ouvrira le spectacle : son père, Ellis, accompagné de son trio.

Les années 1990

Au début des années 1990, Marsalis assemble un septuor qui comprend toujours Roberts au piano. Il revendique alors manifestement l'influence de Duke Ellington. En 1994, c'est accompagné de cette formation qu'il vient présenter sa nouvelle œuvre intitulée In This House, On This Morning. La saga musicale d'une durée de deux heures constitue un hommage grandiose à l'histoire de la musique religieuse américaine.

En 1995, on peut apercevoir Marsalis à la télévision. Il anime une série consacrée au jazz et à la musique classique présentée par la chaîne PBS. À la même époque, on peut l'entendre à la National Public Radio, qui diffuse une série consacrée au jazz.

Avec le Lincoln Center Jazz Orchestra, dont il assure la direction artistique, Marsalis revient au Festival en 1998. Il propose un spectacle puisant à même l'œuvre des grands musiciens de jazz du siècle. Rebelote en 2001, toujours avec le LCJO, qui orchestre brillamment le meilleur du jazz contemporain en l'apprêtant à la sauce swing.

La note bleue

En 2004, il dévoile aux festivaliers son tout nouvel album, le premier enregistré chez Blue Note, intitulé The Magic Hour. Le pianiste Eric Lewis, le bassiste Carlos Henríquez et le batteur Ali Jackson ont participé à l'enregistrement.

Trois ans plus tard, Marsalis dévoile Congo Square. Écrite par le trompettiste américain et le maître batteur ghanéen Yacub Addy, cette composition conjugue les talents du Jazz at Lincoln Center Orchestra et de l'ensemble de percussions ghanéen Odadaa ! mariant à jazz et rythmes africains.

En 2008, Marsalis collabore avec la légende du country Willie Nelson sur Two Men With the Blues. L'année suivante, il fait paraître le disque He & She, qui mélange spoken word et jazz. En 2011, il fait paraître Here We Go Again: Celebrating the Genius of Ray Charles, qui documente un concert auquel Willie Nelson et Norah Jones ont prêté leur voix. La même année, il collabore à la bande sonore de la série documentaire Prohibition, réalisée par Ken Burns.

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