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Bob Dylan

Bob Dylan

1941 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Voix

Genres : Folk/Country, Rock

Chanteur, compositeur, poète, prophète, et quoi encore... Dès ses débuts, au tournant des années 1960, Bob Dylan participe activement à l'écriture du grand livre de la musique populaire anglo-saxonne. Après avoir marqué la scène folk, le musicien s'attaque au rock, auquel il donne un tour littéraire inédit et innovateur. En l'espace de quatre ans, Dylan passe de troubadour engagé à idole d'une génération. Mal à l'aise avec ce statut, il marque alors un temps d'arrêt. Depuis, il cultive son personnage, jouant sur les paradoxes, entretenant sciemment le flou artistique. Avec le temps, Monsieur Zimmerman a acquis la barbe du vieux sage, et il faut bien reconnaître qu'il continue de vivre pour la musique, que ce soit en tournée, en studio ou devant un micro de radio.

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Chanteur, compositeur, poète, prophète, et quoi encore... Dès ses débuts, au tournant des années 1960, Bob Dylan participe activement à l'écriture du grand livre de la musique populaire anglo-saxonne - seuls les Beatles et les Rolling Stones ont eu un impact similaire. Après avoir marqué la scène folk, le musicien s'attaque au rock, auquel il donne un tour littéraire inédit et innovateur. En l'espace de quatre ans, Dylan passe de troubadour engagé à idole d'une génération. Mal à l'aise avec ce statut, il marque alors un temps d'arrêt. Depuis, il cultive son personnage, jouant sur les paradoxes, entretenant sciemment le flou artistique. Avec le temps, Monsieur Zimmerman a acquis la barbe du vieux sage, et il faut bien reconnaître qu'il continue de vivre pour la musique, que ce soit en tournée, en studio ou devant un micro de radio.

De Zimmerman à DylanBob Dylan

Robert Allen Zimmerman naît le 24 mai 1941 à Duluth, au Minnesota. Jeune garcon, il apprend le piano avant de se mettre à la guitare et à l'harmonica. À l'école secondaire, il joue au sein d'un groupe de rock'n'roll. En 1959, il s'inscrit en art à l'Université de Minneapolis. Le musicien en herbe commence bientôt à se produire dans les coffee houses sous le nom de scène Bob Dylan, qu'il adopte en hommage au poète Dylan Thomas. Alors qu'il passe l'été 1960 à Denver, au Colorado, il fait la connaissance de Jesse Fuller. S'inspirant du bluesman afro-américain, Dylan adopte l'arsenal porte-harmonica et guitare acoustique.

Décidé à faire carrière, notre jeune ambitieux descend à New York en janvier 1961. Il ne met pas de temps à faire sa place au sein de la communauté folk de Greenwich Village. En avril de la même année, il assure la première partie du célèbre bluesman John Lee Hooker. À l'automne, le producteur John Hammond lui fait signer un contrat chez Columbia Records. Le mois suivant, Dylan entre en studio.

Son premier album éponyme voit le jour en mars 1962. On y retrouve de respectueuses versions de standards blues et folk ainsi que deux compositions originales.

Intitulée The Freewheelin' Bob Dylan (1963), la suite est presque entièrement faite de matériel inédit. Parmi les titres les plus marquants de ce programme qui n'en manque pas, mentionnons Masters of War, A Hard Rain's A-Gonna Fall et la célèbre Blowin' in the Wind. Celle-là est d'ailleurs reprise avec succès par le trio Peter, Paul & Mary. À cette époque, on commence déjà à se bousculer au portillon pour reprendre les chansons du musicien.

Engagez-vous, qu'ils disaient

Avec sa nouvelle fiancée, la populaire auteure-compositrice-interprète Joan Baez, Dylan accède alors au trône de la scène folk. Ce statut est confirmé par un troisième album, The Times They Are A-Changin', qui contient de nouvelles chansons engagées percutantes : la pièce titre ainsi que With God on Our Side et Only a Pawn in Their Games, pour ne nommer que celles-là. Certains titres plus personnels annoncent cependant un changement de direction, confirmé sur la parution suivante.

Si, musicalement, Another Side of Bob Dylan (1964) mise toujours sur la formule voix-guitare-harmonica, sur le plan des textes, on est déjà ailleurs. Inspiré par la poésie d'Arthur Rimbaud et John Keats, Dylan a commencé à aborder l'écriture d'un angle différent.

Le grand bond en avant survient en 1965. Pour une des deux faces de Bringing It All Back Home, Dylan branche sa guitare et s'entoure d'un groupe. Quant à elles, les quelques pièces servies à l'ancienne (Mr. Tambourine Man, Gates of Eden...) servent de véhicule à des thèmes foudroyants et éclatés qui n'ont plus grand-chose en commun avec ce qui est venu précédemment.

Ça chauffeBob Dylan 

Au Festival de Newport, cet été-là, le musicien offre une performance électrisante en compagnie du Paul Butterfield Blues Band. La réception du public est hostile. Certains accusent Dylan d'avoir trahi « la cause ». Mais voilà, c'est fait, et pour Dylan, il n'est pas question de faire demi-tour.

En plus de transformer radicalement sa signature sonore, le musicien met au point un nouveau vocabulaire, sorte de poésie surréaliste et énigmatique, qui défie toute analyse littéraire. Les mots deviennent aussi - sinon plus - importants que la musique.

Avec Highway 61 Revisited, son premier effort entièrement électrique, la métamorphose est complète : Dylan troque définitivement le chapeau de troubadour folk pour celui de jeune rockeur branché. L'album contient le révolutionnaire 45-tours Like a Rolling Stone, qui court sur quelque six minutes - ce qui correspond au double des « normes » en vigueur.

En 1966 paraît le double album Blonde on Blonde, enregistré à Nashville, considéré comme le sommet de la « période électrique » de Dylan. La tournée anglaise qui suit n'est cependant pas de tout repos. De nombreux fans n'acceptent pas le virage stylistique négocié par leur idole. La pression et les attentes pèsent de plus en plus.

Repli stratégique

Durant l'été, Dylan est victime d'un accident de moto près de sa résidence de Woodstock, dans l'État de New York. Le musicien s'en tire sans blessure grave, mais choisit de ne pas revenir à la vie publique immédiatement. Récemment marié à Sara Lowndes, il vit de longs mois en reclus sur ses terres. Il recommence bientôt à jouer avec The Band, enregistrant à la maison quantité de maquettes qui seront commercialisées sous le titre The Basement Tapes en 1975.

Le Dylan qui renoue avec le monde, fin 1967, n'est plus tout à fait le même homme. Contrastant avec les couleurs psychédéliques à la mode, son John Wesley Harding est un disque sépia, dépouillé, dont les chansons à teneur country font écho au mode de vie pastoral de l'auteur. Dylan propose une série de vignettes énigmatiques, à mi-chemin entre mythe rural et parabole biblique. La suite, Nashville Skyline (1969), participe de la même approche sonore. On y retrouve un rare tube, Lay Lady Lay.

Les années qui suivent sont pour le moins mouvementées. L'artiste revient vivre à New York, fait ses débuts au cinéma - dans Pat Garrett and Billy the Kid - et doit soigner une panne d'inspiration intermittente. Ce n'est qu'avec la parution de Blood on the Tracks, en 1975, qu'on retrouve un Dylan en pleine possession de ses moyens.

Dans la foulée, le musicien entreprend une flamboyante tournée, la Rolling Thunder Revue, à laquelle participant notamment Joan Baez, Joni Mitchell, Rambling Jack Elliot et le poète Allen Ginsberg.

Foi de Bob Dylan

En 1978, Dylan étonne tout le monde en annonçant sa conversion au christianisme. Il fait ensuite paraître quelques œuvres à caractère religieux tièdement accueillies par la critique. Il consacre le reste de la décennie 1980 à de longues tournées - son Never-Ending Tour dure toujours - et à l'enregistrement de quelques disques, pour la plupart inégaux. Il faut attendre Oh Mercy (1989), album produit par Daniel Lanois, pour renouer avec le Dylan des beaux jours.

Il importe de souligner, courant 1991, la parution du coffret d'inédits The Bootleg Series 1961-1991, premier d'une série dont les nouveaux chapitres paraissent depuis à intervalles assez réguliers. En 1997, Dylan lance le très apprécié Time Out of Mind, également produit par Lanois, son premier disque de matériel original en sept ans. Suivront Love and Theft (2001) et Modern Times (2006), tous deux bien reçus.

Réputé allergique aux médias, l'artiste se retrouve sous les projecteurs en faisant paraître Chronicles Vol. 1, premier volume de ses mémoires, avant d'accorder une longue entrevue au réalisateur Martin Scorsese pour No Direction Home, le documentaire qui lui est consacré.

En 2007, Dylan effectue sa première apparition au Festival International de Jazz de Montréal. Il reçoit alors le Spirit Award. Deux ans plus tard, il lance son 33e album studio, Together Through Life. À l'automne de la même année paraît un disque de chansons de Noël, Christmas in the Heart.

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