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Oliver Jones

1934 -

Origine : Canada

Instrument principal : Piano

Genres : Jazz, Swing

Disciple et ami d'Oscar Peterson, Oliver Jones a vu sa carrière jazz éclore sur le tard. Technicien doué, il a d'abord maîtrisé la musique classique pour ensuite se frotter à la variété. Son rapport avec la note bleue s'est intensifié dans les années 1980, lorsqu'il s'est mis à endisquer sur étiquette Justin Time et à se produire un peu partout dans le monde. On attribue facilement sa réussite internationale à son talent immense. On ajoutera que la patience et le travail acharné l'ont également aidé à se faire une place dans la cour des grands.

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Disciple d'Oscar Peterson, Oliver Jones a vu sa carrière jazz éclore sur le tard. Technicien doué, il a d'abord maîtrisé la musique classique pour ensuite se frotter à la variété. Son rapport avec la note bleue s'est intensifié dans les années 1980, lorsqu'il s'est mis à endisquer sur étiquette Justin Time et à se produire un peu partout dans le monde.

Né le 11 septembre 1934 de parents d'origine barbadienne, Oliver Jones grandit dans le même quartier montréalais que son mentor et ami Peterson. Il étudie d'ailleurs le piano classique avec Daisy, la sœur d'Oscar, dès son jeune âge.

Enfant prodige, Jones a tout juste cinq ans lorsqu'il s'assied au piano de l'église unie Union - il avait commencé à toucher le clavier à deux ans et demi... À neuf  ans, il monte régulièrement sur les planches. Tout en poursuivant ses études musicales - en théorie et en composition, - il écume les boîtes à Montréal et en région.

Jones bossera ainsi une dizaine d'années, faisant du matériel des palmarès pop son fonds de commerce, avant de mettre les voiles et partir s'installer à Porto-Rico, au début des années 1960, où il devient le directeur musical d'un orchestre de variété, le Kenny Hamilton Show Band.

Il occupe le poste pendant une quinzaine d'années, effectuant des tournées en Amérique et en Europe. Il commence alors à s'intéresser au jazz, assiste à des concerts et rencontre des musiciens américains avec qui il joue à l'occasion.

Retour à Montréal

Sa carrière prend un nouvel essor en 1980 lorsqu'il revient s'établir à Montréal. Le monde du jazz lui tend une perche, qu'il s'empresse de saisir. Le contrebassiste Charles Biddle, avec qui il donne quelques concerts, en fait le pianiste attitré de sa boîte dès 1981.

Chez Biddle's, piano et contrebasse conversent amicalement de façon régulière pour le plus grand plaisir de la clientèle. Jones s'y distingue en tant qu'interprète de jazz.

La même année, le pianiste fait ses débuts au Festival International de Jazz de Montréal. Il deviendra l'un des plus illustres porte-étendard de l'événement, auquel il prend part pratiquement chaque année.

L'essentiel de la discographie d'Oliver Jones figure sur l'étiquette Justin Time. En 1982 paraît l'album Live at Biddle's, enregistré avec Charles Biddle, à la contrebasse, et Bernard Primeau, à la batterie.

Jones s'essaye pour une première fois à ce qui deviendra sa formule de prédilection: le trio. Un premier disque solo, The Many Moods of Oliver Jones, paraît en 1984.

L'année 1986 est marquée par la sortie de Light of Burgundy, fort bien reçu par la critique spécialisée comme par les profanes. Il interprétera le disque devant le public du Festival en 1987, alors qu'il participe à la série Piano plus.

On parle alors de Jones comme d'un improvisateur très à l'aise, dont l'approche sobre et agréable renvoie à l'ère swing, avec quelques clins d'œil à l'harmonie bop. Il se produit en quartet en compagnie du saxo­phoniste Fraser McPherson, émule de Les­ter Young, du guitariste Oliver Gannon au jeu fluide et lyrique, et du contre­bassiste Michel Donato.

Voyages, voyages

À partir du milieu des années 1980, le pianiste accumule une quantité appréciable d'air miles. Fécond en studio, Jones l'est aussi en public... Ses nombreuses tournées le mèneront partout au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Océanie, où il assure le service après-vente de ses albums.

On attribue facilement sa réussite internationale à son talent immense. On ajoutera que la patience et le travail acharné l'ont également aidé à se faire une place dans la cour des grands.

En 1989, le Festival lui offre la Place des Arts, une reconnaissance des plus appréciables. Il s'y installe en compagnie de l'Orchestre symphonique de Montréal et son directeur artistique Charles Dutoit. L'année suivante, Jones reçoit le Prix Oscar-Peterson des mains du maestro lui-même.

Amsterdam, New York, Copenhague, Sydney, partout on accueille Monsieur Jones avec les honneurs réservés aux grands.  Celui qu'on surnomme le Lion de l'ivoire livre aux publics du monde son swing flam­boyant, bâti sur une technique à la fois puissante, sensible et enjouée.

De retour au Festival en 1992, le pianiste invite plusieurs de ses amis à venir célébrer le jazz couleur locale. Vic Vogel et son Big Band et le Montreal Jubilation Gospel Choir répondent à l'appel. L'événement choral, qui clôt le Festival, s'inscrit dans le cadre des célébrations du 350e anniver­saire de Montréal.

Parmi ses autres faits d'armes de la décennie 1990, notons la parution d'un deuxième album solo, Just 88 (1993), sur lequel figure ses compositions Blues for Laurentian U et Dizzy-Nest, et qui lui mérite un Félix. Suit From Lush to Lively (1994), son premier enregistrement avec grand orchestre, ainsi qu'un autre album trio, Have Fingers, Will Travel (1997), conçu avec le bassiste Ray Brown et le batteur Jeff Hamilton aux Studios Capitol à Los Angeles.

Le pianiste répond à l'appel du Festival, qui lui offre quatre soirs de la série Invitation cuvée 1999. Jones tient le haut de l'affiche une fois en solo en plus de recevoir Stephen Barry, Herb Ellis ainsi qu'Angèle Dubeau et La Pietà.

Quelle retraite ?

Oliver Jones annonce finalement sa retraite, le jour de l'An 2000. Or, le pianiste est incapable de tenir ses résolutions et ne peut s'empêcher de revenir à la musique.

En 2004, il monte sur scène avec son grand ami Peterson le temps d'une rencontre au sommet mémorable. L'événement vient clore le 25e anniversaire du Festival. Ce soir-là, quelques pages d'histoire sont tournées.

L'année suivante, il prête son talent à la chanteuse Ranee Lee, qui l'avait convaincu de reprendre le collier en 2000. Jones l'aide à concevoir le disque Just You Just Me. Il la retrouve sur scène le temps de quelques morceaux lors d'un concert programmé dans le cadre du Festival.

Au printemps 2008, il lance l'album Second Time Around, avant d'accepter l'invitation d'un autre pianiste du nom de Jones, Hank, celui-là, à le retrouver un soir au Festival.

C'est dans le cadre du même événement que Jones présente un concert hommage à Oscar Peterson en 2011 ainsi qu'une prestation mettant en valeur ses propres compositions l'année suivante.

Le disque Just for My Lady voit le jour en avril 2013.

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