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Jaco Pastorius

Jaco Pastorius

1951 - 1987

Origine : États-Unis

Instrument principal : Basse/contrebasse/violoncelle

Genres : Jazz, Jazz fusion

Musicien d'exception, Jaco Pastorius se révèle à partir du début des années 1970. Son sens indéniable de la mélodie, sa technique supérieure et son imagination débridée en font l'un des bassistes les plus importants de l'histoire du jazz contemporain. Musicien virtuose et bête de scène, il aime à occuper un rôle de premier plan, qu'il travaille comme leader ou comme super coéquipier, avec Paul Bley, Pat Metheny ou Weather Report. Sa carrière, trop brève, prendra tragiquement fin à 35 ans.

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Musicien d'exception, Jaco Pastorius se révèle à partir du début des années 1970. Son sens indéniable de la mélodie, sa technique supérieure et son imagination débridée en font l'un des bassistes les plus importants de l'histoire du jazz contemporain. Musicien virtuose et bête de scène, il aime à occuper un rôle de premier plan, qu'il travaille comme leader ou comme super coéquipier, avec Paul Bley, Pat Metheny ou Weather Report. Sa carrière, trop brève, prendra tragiquement fin à 35 ans.

Papa a raisonJaco Pastorius

John Francis Pastorius voit le jour le 1er décembre 1951 à Norristown, en Pennsylvanie. Il a sept ans lorsque sa famille déménage ses pénates à Fort Lauderdale, en Floride. Son père, Jack, est batteur et chanteur itinérant. Il a l'habitude de répéter à la maison, accompagnant les disques de Frank Sinatra, de Tony Bennett ou de Nat King Cole. Il va parfois même jusqu'à traîner fiston au boulot.

Le garcon fait de son paternel un modèle à suivre. C'est donc tout d'abord, et tout naturellement, vers la batterie que se tourne le jeune Jaco - le surnom lui est attribué en hommage à Jocko Conlan, un célèbre arbitre de la Ligue nationale de baseball.

À 13 ans, l'adolescent forme son premier groupe, The Sonics. À 15 ans, il joue avec Las Olas Brass, une formation de cuivres qui reprend les succès pop et R&B et du jour. Jaco se met alors à la basse, un instrument qu'il ne tarde pas à maîtriser.

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, on peut notamment l'entendre avec le trio Woodchuck et les Uptown Funk All-Stars. En 1972, il se joint à la formation Wayne Cochran's C.C. Riders. Cet engagement qui dure plusieurs mois lui est profitable. Le bassiste a l'occasion d'occuper la scène cinq heures quotidiennement. Pendant les longs déplacements inter-cités, il reçoit les enseignements de son mentor Charles Brent, le guitariste et directeur musical des Riders, qui l'initie aux subtilités de la composition et de l'arrangement.

Ascension imminenteJaco Pastorius

De retour en Floride, Jaco enseigne la basse à l'Université de Miami tout en se produisant avec l'orchestre du Bachelors III Club de Fort Lauderdale, qui accompagne divers chanteurs et groupes populaires, puis avec le quartette du saxophoniste be-bop Ira Sullivan.

Au courant de l'hiver 1973, Pastorius fait la rencontre du pianiste d'origine montréalaise Paul Bley, qui passe quelques semaines sous le soleil de la Floride. Les deux musiciens ont l'occasion de jouer avec le guitariste Pat Metheny et le batteur Bruce Ditmas. La chimie est telle que Bley invite ses trois comparses à le suivre en studio pour enregistrer, en 1974, un album intitulé Jaco. Quelques mois plus tard, Pastorius participera à l'enregistrement du premier disque de Metheny, Bright Size Life.

Durant l'été 1975, le bassiste est remarqué par le batteur de Blood, Sweat & Tears, Bobby Colomby, qui l'aide à obtenir un contrat chez Epic. Quelques mois plus tard paraît un album éponyme dont la realisation est assurée par le même Colomby. Pastorius peut compter sur l'aide de quelques pointures, parmi lesquelles Herbie Hancock, Lenny White et David Sanborn.

Bulletin météo

En 1976, Jaco est invité par Joe Zawinul et Wayne Shorter à se joindre au supergroupe de jazz fusion Weather Report, qu'il aide à atteindre de nouveaux sommets de popularité. En 1981, la formation s'arrête au Festival International de Jazz de Montréal pour la seule fois de son existence.

Pastorius revient au Festival en 1982, se produisant cette fois sous son propre nom. Il vient alors de relancer sa carrière de leader et travaille avec l'orchestre grand format Word of Mouth, qui compte notamment sur les services de l'harmoniciste Toots Thielemans.

Un album éponyme était sorti l'année précédente, tout comme le live The Birthday Album, qui souligne les 30 ans du bassiste. Suivra l'enregistrement public Invitation, en 1983, qui bénéficie lui aussi de toute la puissance de feu du big band de Pastorius. À cette époque, celui-ci ajoute à sa feuille de route des tournées avec le guitariste Mike Stern et le batteur Brian Melvin.

Fin tragique

À cette époque, en proie à de sérieux problèmes psychologiques, le musicien commence à se comporter de manière erratique. Il s'enfonce dans l'alcool et la drogue, et se retrouve à la rue. Après avoir reçu de l'aide, Jaco réussit temporairement à se reprendre en main. Il recommence à jouer et enregistre notamment, en 1986, le concert Curtain Call - qui sera commercialisé à titre posthume.

Mais cette embellie ne dure qu'un temps. Pastorius est de nouveau la proie de ses démons. En septembre 1987, il succombe aux blessures subies lors d'une altercation survenue à la porte d'une boîte de nuit. Le monde du jazz voit s'éteindre une de ses plus brillantes étoiles filantes.

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