Festival International de Jazz de Montréal

FAQ - Festival International de Jazz de Montréal carboneutre

En quoi consiste le projet ?

Le projet consiste à rendre le Festival International de Jazz de Montréal carboneutre. Ce projet servira de démonstration pour produire un guide et des conférences de formation à l'intention de tout festival souhaitant réduire son empreinte sur le climat.

Qui sont les partenaires du projet ?

  • Le Festival International de Jazz de Montréal, qui fait l'objet de ce projet pilote
  • Rio Tinto Alcan, qui finance l'achat des crédits de compensation
  • Le Fonds d'action québécois pour le développement durable (FAQDD), qui a financée le développement d'une méthodologie de calcul des émissions et la production d'un guide.
  • Planetair, qui fournit les crédits de compensation, qui a produit un guide à l'intention des festivals et qui forme les intervenants du milieu.

Qu'est-ce que le Festival compense ?

Le Festival compensera les émissions générées par la totalité de ses opérations, incluant :

  • Le voyagement des artistes et leurs déplacements locaux;
  • Les déplacements d'affaire des organisateurs du Festival;
  • Les déplacements des employés pendant la période du Festival;
  • Les génératrices d'appoint;
  • La flotte de véhicules;
  • La consommation d'électricité;
  • L'hébergement des artistes.

Combien d'émissions de GES sont compensées ?

Grâce à sa certification carboneutre, le Festival International de Jazz de Montréal aura compensé, depuis 2008, plus de 8000 tonnes de gaz à effet de serre, ce qui correspond au retrait d’environ 2000 véhicules de la route.

Qu'en est-il des festivaliers et des fournisseurs ?

Depuis longtemps, le Festival encourage ses nombreux visiteurs à utiliser les transports en commun pour se rendre au site de l'événement et prévoit prochainement sensibiliser ses festivaliers ainsi que ses fournisseurs à la compensation individuelle. En effet, l’impact cumulatif des déplacements des quelque deux millions de visiteurs annuels vers le site est estimé à cinq fois plus important que l’ensemble des émissions du Festival.

Qu'est-ce qu'être "carboneutre" ?

Il est impossible de réduire nos émissions de gaz à effet de serre à zéro, peu importe nos efforts. Être carboneutre consiste à calculer les émissions de gaz à effet de serre d'un événement, d'une organisation, d'une entreprise ou d'un individu, à les réduire lorsque possible et à neutraliser les émissions irréductibles en achetant des crédits de compensation de haute qualité.

Qu'est-ce qu'est la compensation des gaz à effet de serre ?

La compensation d’émissions de carbone est un moyen pour les individus et les entreprises de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre en investissant dans des projets d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique ou de reforestation. Lorsqu’on compense les émissions liées à une activité précise (un voyage en avion, par exemple), celle-ci devient « carboneutre ». Une tonne de CO₂ émise n'importe où au monde a le même impact sur le climat. Ainsi, que le projet de réduction d'émission de GES se déroule localement ou à l'échelle internationale, le résultat bénéfique pour le climat est le même.

Qu'est-ce qu'est un crédit de compensation ?

Les crédits compensatoires correspondent à une quantité déterminée d’émissions de gaz à effet de serre (GES) échangeables. Ils sont généralement calculés en tonnes métriques d’équivalents de dioxyde de carbone (ou « équivalent CO₂ ») et utilisés pour compenser les émissions de GES issues de l’utilisation de combustibles fossiles, que ce soit dans le secteur industriel, le secteur des transports ou le secteur résidentiel. Les pays signataires du Protocole de Kyoto utilisent les crédits compensatoires pour atteindre les cibles de réduction des émissions établies par ce dernier. Un crédit de compensation certifié atteste qu'une tonne d'émissions de gaz à effet de serre a été réduite.

Comment savons-nous que les crédits de compensation sont réels ?

Pour qu'un crédit de compensation soit réel, il doit être généré selon un standard reconnu. Pour cela, un certificateur sérieux s'assurera que le projet de réduction des émissions se conforme à des normes strictes et est vérifié par une tierce partie indépendante. Chaque crédit doit pouvoir être retracé et associé à un projet et une année donnée. Il s'agit de la seule garantie que des émissions ont été réduites. Les crédits peuvent ensuite être échangés ou retirés du marché.

Qui appuie la compensation de gaz à effet de serre ?

Plusieurs des ONG environnementales les plus influentes appuient la compensation, y compris Conservation International, la Fondation David Suzuki, Équiterre, Environmental Defense, Greenpeace, NRDC, l'Institut Pembina, et le WWF, parmi plusieurs autres. La compensation fait également partie intégrante du Protocole de Kyoto. Des entreprises qui font recours à la compensation volontaire incluent : Dell, Edelman Canada, la Coupe du Monde FIFA 2006, Fortis, Google, HSBC, NewsCorp, Swiss Re, et la Banque Mondiale.

Où l'argent ira-t-il ?

Les fonds seront versés à Planetair, un fournisseur montréalais sans but lucratif de crédits de compensation de haute qualité. Planetair investit les fonds reçus dans des projets de réduction des émissions certifiés Gold Standard et provenant des meilleurs fournisseurs de crédits de compensation au monde. Des exemples de projets incluent :

Paradigm

L'objectif premier du projet est d'atteindre les familles et les organisations à faible revenu étant dans l'incapacité de se procurer des unités de traitement de l'eau et des fours efficaces. La perspective de revenus provenant des crédits carbone a permis de subventionner la fabrication et la vente de ces deux produits. À ce jour, 30 000 fours ont déjà été distribués. À pleine capacité, le projet permettra de fournir de l'air pur et l'eau potable à plus de 300 000 familles kenyanes.

Les fours efficaces sont distribués à prix réduit, permettant aux familles dans le besoin de réduire leur consommation de bois de chauffage d'environ 50 %. Cela allège le fardeau de cueillette de bois de chauffage dont les femmes et les enfants ont traditionnellement la responsabilité, réduit la déforestation et améliore la qualité de l'air intérieur des habitations.

Au Kenya, dans les zones rurales, plus de 65 % de la population n'a pas accès à l'eau potable. Pour accroitre la capacité de traitement de l'eau et améliorer la santé locale, des distributeurs de chlore ont été installés aux sources d'eau collectives et puits de forage. Un bénévole local sensibilise continuellement la communauté sur les avantages des distributeurs d'eau, encourage leur utilisation et maintient l'approvisionnement en chlore. En plus des avantages pour la santé, cela réduit la demande en bois de chauffage, qui autrement est utilisé pour désinfecter l'eau par ébullition.

On estime que la réduction de la déforestation permettra de soulager le climat par l'évitement de 20 000 tonnes CO₂ par an.

Ugastove

Quatre-vingt-cinq pour cent des Ougandais comptent sur le bois et le charbon pour la cuisson. Ces combustibles sont brulés à l'aide de technologies inefficaces, provoquant des défis environnementaux, sanitaires et économiques. L'utilisation du bois et du charbon de bois pour la cuisson est un moteur de déforestation et induit une pression sur les forêts subsistantes de l'Ouganda.

Le projet de fours efficaces a débuté en 2006. Depuis, les promoteurs du projet ont réussi à développer une entreprise de fabrication de fours efficaces et créer des réseaux de distribution dans le pays. La capacité de commercialisation et de distribution des fournisseurs locaux, travaillant en étroite collaboration avec des partenaires locaux et complémentés de campagnes de marketing social, a stimulé la demande. Antérieurement au projet, ces fours n'étaient pas disponibles en Ouganda.

À ce jour, le projet a permis de distribuer 88 000 fours dans les zones urbaines et péri-urbaines où l'ancienne utilisation du charbon de bois était endémique, atteignant plus de 440 000 personnes avec des technologies plus propres.

Les familles ougandaises plus pauvres consacrent jusqu'à 15 % de leur revenu aux combustibles de cuisson.

Reforestation dans la région métropolitaine de Montréal

Selon le rapport de 2007 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la déforestation est responsable de près de 20 % des gaz à effet de serre. Malgré que le Canada possède, au nord, environ 30 % de la forêt boréale mondiale et que le Québec détienne 21 % de la forêt boréale canadienne, le Québec dénombre plus de 100 000 hectares de terres en friche. Concentrées au sud de la province et principalement dans certaines régions, dont la Montérégie, elles sont souvent perçues comme une nuisance au paysage, mais elles sont susceptibles de générer des bénéfices économiques, écologiques, sociaux et environnementaux lorsque valorisées.

Mené dans la grande région métropolitaine de Montréal, le projet met l'accent sur le reboisement des terres dégradées et inutilisées en zones urbaines et semi-urbaines, de même que sur la revalorisation d’écosystèmes forestiers et la création d'espaces verts. Les nouvelles forêts créées par la plantation de 375 000 arbres sont stratégiquement situées dans les régions administratives des Laurentides, Lanaudière et la Montérégie.

De cette plantation, 41 890 crédits de carbone ont été homologués en reboisant plus de 110 hectares de terres en friche, soit l'équivalent de la superficie qu'occuperaient 800 patinoires combinées. Plus concrètement, la plantation de 10 espèces d’arbres différentes aura permis la création de corridors verts favorisant un retour graduel de la biodiversité, dont celui de la Paruline de Kirtland, oiseau en voie d'extinction qui se reproduit seulement dans le jeune pin gris. Le projet sera également profitable à la réduction du ruissellement et l'assainissement de l'air.

Ces crédits forestiers proviennent du premier et unique projet homologué Gold Standard transition en Amérique du Nord.

Que sont des crédits de compensation Gold Standard ?

Les crédits de compensation ne sont pas tous égaux. Le Gold Standard est une certification indépendante qui est considérée comme la plus exigeante au monde. La certification Gold Standard assure que ces crédits sont réels, mesurables, uniques, vérifiés par un tiers indépendant, permanents et additionnables. Un registre public permet la traçabilité des crédits-carbone par l’entremise de leur numéro de série, de leur création à leur retrait du marché. Cette norme exige que les projets contribuent également au développement durable de la collectivité locale (augmentation du niveau de vie, transfert des connaissances, création d’emploi, réduction de la pollution, etc.). Des organismes externes autorisés par les Nations Unies évaluent rigoureusement la qualité environnementale de tous les projets Gold Standard.

Le Gold Standard est une certification de qualité indépendante appuyée par plus de 80 organismes environnementaux dans le monde, dont la Fondation David Suzuki, Greenpeace, l'Institut Pembina et le WWF. Il est administré par la Fondation du Gold Standard, une fondation suisse indépendante.

Qui est Planetair ?

Fondé en 2005, Planetair est un programme sans but lucratif. Il s’agit du premier fournisseur de crédits certifiés Gold Standard et le premier organisme de compensation bilingue et pancanadien. Planetair s'est fixé comme mission d'être une référence de qualité sur le marché de la compensation au Canada. Planetair investit uniquement dans des projets Gold Standard. Ses efforts ont valu à Planetair de se voir désigner meilleur organisme de compensation au Canada par carboncatalog.org pour la qualité de ses crédits de compensation et la transparence de ses services. Planetair garantit qu'au moins 80 % de ses revenus de crédits de compensation iront directement aux projets, ce qui en fait l'un des organismes de compensation les plus efficaces.

Nous sommes fiers de compter parmi nos clients des chefs de file environnementaux, incluant le Projet Climatique Canada, d’Al Gore, la Fondation David Suzuki et Équiterre. Nous avons également travaillé avec des clients institutionnels tels que BC Hydro, Bell Canada, l'Université Concordia, Deloitte, Desjardins, Edelmann, Grand & Toy, le Marché climatique de Montréal, Nissan Canada, Patrimonie Dundee, PricewaterhouseCoopers, NATIONAL Relations Publiques, le Centre des Congrès de Québec et de Toronto et l'Université de Sherbrooke.

Planetair est un programme du Centre International Unisféra, un centre d'expertise sans but lucratif sur le développement durable qui réalise des mandats pour les Nations Unies, la Banque Mondiale, l'Organisation pour la Coopération et le Développement Économiques et plusieurs autres organisations et entreprises.

Planetair offre aux particuliers, aux entreprises et aux organisations la possibilité de quantifier leurs émissions de gaz à effet de serre, d’identifier des opportunités de réduction et de compenser leur impact climatique par le biais de crédits-carbone.

Planetair certifie également la carboneutralité d’activités, d’événements et d’organisations contribuant ainsi à la création de valeur pour ses clients. Planetair assiste ses clients dans leurs stratégies de diffusion et de communication de leurs démarches climatiques.