
Mettant en vedette parmi les plus grands musiciens de jazz d’hier et
d’aujourd’hui, de Louis Armstrong à John Zorn,
la 21e édition du Festival International de
Jazz de Montréal connaît une réussite artistique
remarquable de même qu’un succès populaire sans
précédent. En effet, plus de 100 000 spectateurs
assistent, au cours des 11 journées du Festival, à l’un
ou l’autre des 127 concerts et événements
figurant au menu de la programmation en salle. Quelque 26 concerts
sont livrés à guichets fermés dont la moitié met
en vedette des musiciens canadiens. Malgré l’une des températures
les plus exécrables de l'histoire du Festival, la réponse du public
est on ne peut plus satisfaisante en ce qui a trait aux quelque 300 concerts
extérieurs gratuits, l’assistance étant estimée à 1,6 million
de festivaliers. À lui seul, le Grand Événement
General Motors, célébrant le 500e anniversaire
du Brésil et mettant en vedette Timbalada,
rassemble environ 225 000 personnes, ce qui constitue un
record d’assistance absolu dans l’histoire du Festival.
Cette gigantesque fête brésilienne extérieure gratuite
contribue grandement à la notoriété internationale
du Festival puisqu’elle est télédiffusée
en direct dans les Amériques, puis en différé partout
dans le monde sur les ondes de TV5. La réussite de l’édition 2000
est aussi attribuable au surplus financier qu’elle parvient à dégager,
pour la première fois depuis 1995, lui permettant de résorber
son déficit. En générant des ventes accrues sur
le site et des recettes de billetterie qui atteignent trois millions
de dollars, du jamais vu dans son histoire, le Festival a de solides
assises qui lui assurent un brillant avenir, fort de l’appui
renouvelé de ses partenaires privés et publics, notamment
General Motors du Canada, qu’il accueille à titre
de commanditaire principal et présentateur officiel de l’événement.
Avec un site extérieur plus festif, plus familial, plus sécuritaire
et plus accueillant que jamais, avec ses amuseurs publics, les poussettes
pour enfants, la nouvelle scène du Maurier, la présence
marquée de l’État de la Louisiane, dont on célèbre
le plus illustre des musiciens, Louis Armstrong, de nouvelles
aires de repos et de restauration de même que le retour de Radio-Jazz Bell,
on peut affirmer que tout est mis en œuvre afin de plaire aux
milliers de festivaliers. Enfin, comme l’ont souligné à maintes
reprises des centaines de visiteurs, ce sont la variété des
choix artistiques offerts, les nombreuses surprises et découvertes
musicales, la sécurité, l’accueil et l’ambiance
sur le site qui sont particulièrement appréciés
cette année. Quant aux concerts, soulignons les mémorables Cartes
blanches à Dave Holland et Jim Hall,
dans la série Invitation; ceux de Brad Mehldau,
Dianne Reeves, Ray Brown, Bill Frisell,
Charlie Haden et Shirley Horn.
Des moments magiques sont aussi partagés avec Patty Smith,
Maceo Parker, Jay Jay Johanson,
Ranee Lee,
dans Dark Divas, Medeski, Martin, Wood and friends
et John Zorn.
Nous livrent aussi d’intenses moments musicaux, Arturo Sandoval,
Holly Cole, John Pizzarelli et Al Jarreau.
Aux mots révélations et coups de cœur choisis parmi
les artistes qui en sont à leur première visite à Montréal viennent spontanément les noms d’Avishai Cohen,
Italian Instabile Orchestra, Enrico Rava et
le Fresu Quintet dans Shades of Chet, Lenine,
Marc Ribot
y Los Cubanos Postizos et Márcio Faraco,
de même que ceux d’Erik Truffaz, Rockie Charles,
Orishas, Milton Esteban, P18,
Mukta, Bernard Primeau et
Jonas & The Blues Blooded. « Les
Soirées toniques du Maurier », dédiées
au ska, suscitent de leur côté l’engouement d’un
large public. Il faut également souligner le succès des
créations telles Catharsis II de Charles Papasoff,
en ouverture de Festival, ainsi que l’envoûtante soirée
passée avec Lorraine Desmarais accompagnée
de trois autres grands pianistes québécois, François Bourassa,
James Gelfand et Vic Vogel.
Mentionnons aussi Angèle Dubeau et la
formation La Pietà, interprétant
des œuvres de Dave Brubeck qui, en seconde
moitié de spectacle, vient les rejoindre sur scène avec
son quartette. Et quel beau programme double que celui mettant à l’affiche
les deux leaders de l’ex-formation UZEB, Alain Caron et
Michel Cusson !
Enfin, nous ne pourrions passer sous silence la série consacrée à la
jeune formation montréalaise The Lullaby Baxter Trio et
la série Jazz d’ici La Presse, dont
six concerts affichent complet. Une édition merveilleuse, une
entrée mémorable dans le nouveau millénaire avec
le jazz de A à Z ! Se prolongeant pour la première
fois toute l’année durant avec une programmation hors-saison
qui connaît un très large succès en laissant une
place prépondérante aux musiciens d’ici, le Festival
International de Jazz de Montréal s’averra d’ailleurs être,
au printemps 2001, la 15e entreprise la plus admirée
des Québécois avec un taux d’appréciation
de 79 %, selon les résultats d’un sondage exclusif
réalisé par Léger Marketing et paru dans
la revue Commerce du mois de mars. Enfin, notons que pour
la qualité exceptionnelle de son site Internet, le Festival
International de Jazz de Montréal a remporté le Grand Prix
Boomerangs 2000. General Motors, avec la collaboration
de Labatt Bleue, devient présentateur du Festival.