Montréal métropole culturelle…
…Un rôle principal au Festival
International de Jazz de Montréal
par Alain Simard
président fondateur
Les 12 et 13 novembre dernier
se tenait le rendez-vous 2007 — Montréal, métropole culturelle,
qui a réuni plus de 1300 personnes issues des milieux des arts et de la culture, des
différents paliers de gouvernement, de même que des milieux
d’affaires et du tourisme.
Une extraordinaire concentration des forces vives de la métropole était donc présente et a
fait la démonstration éloquente de la capacité de consensus de ces « acteurs-facteurs
de changement » de la métropole.
Une société sans but lucratif avec un code
d’éthique rigoureux !
Le Festival International de Jazz de Montréal
est une société sans but lucratif dont la
maîtrise d’oeuvre est réalisée par L’Équipe
Spectra, première entreprise culturelle à
figurer au palmarès des 50 sociétés les mieux
gérées au Canada, d’après le Financial Post.
Pour éviter toute possibilité ou apparence
de conflit d’intérêts, les transactions entre
ces entreprises apparentées sont régies par
un code d’éthique rigoureux, approuvé par
les gouvernements et cité par la SODEC en
exemple de saine gestion. L’application de
ce code d’éthique garantit au Festival d’être
bénéficiaire de l’intégralité de ses subventions
et des économies d’échelles générées
par son association avec L’Équipe Spectra.
En vertu de ce code d’éthique, toute transaction
du Festival avec L’Équipe Spectra ou ses
compagnies affiliées doit obligatoirement être
conclue à des conditions égales ou meilleures
qu’avec des tiers, faire l’objet d’une vérification
statutaire par une firme indépendante et
apparaître distinctement aux états financiers
vérifiés qui sont remis aux gouvernements.
Répartition des revenus
Répartition des dépenses
Les données des graphiques ont été
compilées à partir
du budget prévisionnel du Festival International de
Jazz de Montréal au 9 avril 2008.
Évidemment, le Festival International de Jazz de
Montréal, le plus grand festival de jazz au monde,
a répondu présent à cette rencontre au sommet.
Les grands événements festivaliers montréalais
sont d’inestimables ambassadeurs pour notre
ville, car ils permettent de la faire vibrer, d’attirer
de nombreux touristes nationaux et internationaux,
d’animer le centre-ville de façon unique et
distinctive, d’offrir à la population des activités
culturelles gratuites de haut niveau, de faire la
démonstration que Montréal est une ville exceptionnelle
où il fait bon vivre, faire des affaires,
des voyages d’agrément ou d’affaires. D’autres
grandes villes l’auront également compris, dont
Toronto, qui désormais met les bouchées et les
contributions doubles afin de faire prospérer
cette industrie qui rapporte tellement plus que
ce qui y est investi.
Or, à l’occasion de ce Rendez-vous 2007 —
Montréal, métropole culturelle, un consensus
très fort s’est dégagé quant aux grands festivals
qui ont très clairement été reconnus comme de
puissantes locomotives tant sur les plans culturel
et touristique, qu’économique, permettant de
contribuer à faire de Montréal une métropole
d’envergure internationale. En conséquence, le
plan d’action 2007-2017 issu de ce Rendez-vous
établit l’importance de « favoriser le développement
à long terme des festivals et des événements
culturels ».
Parties prenantes de ce Rendez-vous 2007, les
trois paliers de gouvernement se sont d’ailleurs
concrètement impliqués en passant de la parole
aux actes. En effet, nous sommes très heureux
de confirmer que la 29e édition du Festival
International de Jazz de Montréal pourra compter
sur un financement public accru de quelque
1,5 million de dollars ; une bonification qui devrait
normalement être reconduite pour les prochaines
éditions. À plus forte raison l’an prochain, en
2009, où le Festival International de Jazz de
Montréal célébrera ses 30 ans d’existence !
Cet apport supplémentaire substantiel de
ses partenaires publics donne notamment au
Festival International de Jazz de Montréal la
marge de manoeuvre nécessaire pour offrir aux
festivaliers d’ici et d’ailleurs — rappelons que
le dernier Festival a enregistré pas moins de
2,5 millions d’entrées avec une incidence de
34% de visiteurs — une programmation pouvant
rivaliser sur le marché international. La définition
même du « produit » Festival International de Jazz
de Montréal tient à la qualité et l’audace de sa
programmation, voire à sa capacité de se démarquer
et de concurrencer avantageusement les
grandes manifestations artistiques mondiales.
Une concurrence qui se raffine et se distingue
toujours plus chaque année.
Pour y faire face, le Festival doit donc pouvoir
inscrire à sa programmation de grandes stars du
monde musical et proposer des créations originales
conçues spécialement pour l’événement.
Ces deux éléments de programmation permettent de
créer un produit d’appel très puissant auprès
des publics, tant locaux qu’internationaux, de
même que de générer une couverture de presse
internationale prestigieuse et étendue, gage d’un
rayonnement mondial optimal tant pour
l’événement que pour sa ville hôte.
À n’en pas douter, quiconque analyse la programmation
du Festival International de Jazz de
Montréal cette année est à même de constater
l’impact immédiat des nouvelles sommes investies.
Que l’on pense au célèbre Montréalais
Leonard Cohen, à la reine du soul Aretha Franklin
ou au grand réalisateur, acteur, auteur et musicien
américain Woody Allen, pour ne nommer que
quelques grands qui fouleront les planches des
diverses salles montréalaises lors du Festival.
Idem du côté des grands événements extérieurs
gratuits, figures emblématiques de tout ce que
le Festival et Montréal ont de distinctifs, accueillant
des centaines de milliers de spectateurs de
partout dans la plus parfaite urbanité, qui proposeront
cette année une mouture encore plus
relevée avec un hommage à Leonard Cohen,
le retour attendu du groupe québécois Bran
Van 3000 et une soirée toute africaine avec le
Guinéen Mory Kanté.
Avec la bonification de sa programmation et ses
nouveautés sur le site, dont l’étonnant Pavillon
Heineken, le Festival International de Jazz de
Montréal pose ainsi les premiers jalons de son
plan de développement quinquennal 2008-2012.
Un plan rendu possible grâce aux soutiens
accrus et récurrents de ses partenaires, publics
et privés, et qui vise à terme à positionner le
Festival comme LE leader mondial de l’industrie
musicale. Un rôle moteur qui permettra, en
conjugaison avec les autres forces vives de la
métropole, d’affirmer ensemble avec conviction
le statut de Montréal à titre de métropole
culturelle.
Comme je l’ai déjà mentionné dans ma communication
au Rendez-vous 2007 — Montréal,
métropole culturelle, chacun sait combien j’ai
Montréal à coeur. Ainsi, je réitère aujourd’hui
mon engagement personnel et au nom des
300 membres de mon équipe à mettre toute
notre expertise à contribution pour faire rayonner
encore plus notre ville et ses créateurs à travers
le monde.